Un pensionnat ou a première vue tout semble normal,sauf qu'ici il n'y a pas que des humains...
 
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 Par un jour de Décembre.

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MessageSujet: Par un jour de Décembre.   Mer 19 Déc - 18:56

Mon tout premier réflexe lorsque mes sens venaient à s’éveiller était de me contorsionner dans un grognement sourd et de tendre tous mes muscles à l’extrême. C’était ma façon matinale de m’étirer, un peu comme un loup en fait. Je n’ouvrais pas de suite les paupières, je laissa d’abord mes sens sortirent peu à peu de l’abîme du sommeil. Ouvrir les yeux, c’était la dernière étape. En attendant, je m’éveillais peu à peu. Un petit courant d’air passa sur mon torse nu m’arrachant un frisson. Sans même ouvrir les yeux, je savais que ma couette était tombé à terre, ce n’était pas la première. J’avais le sommeil agité et pas une seule fois je n’avais su éviter ce destin funeste à mes couettes. Elles étaient tout simplement condamnées à quitter mon lit. De toute manière, ma température corporelle les rendait inutiles. Et puis elles me grattaient, je n’aimais pas ça. Râlant comme un loup, j’ouvris finalement les paupières et me redressa sur mon matelas. Oui, je tenais davantage du loup que de l’homme au réveil.

Passant une main dans mes cheveux, je les remis rapidement en place afin d’éviter un quelconque épi puis tournant la tête vers la gauche, j’observa le lit de Lucia où la jeune fille était encore assoupie. Jetant un coup d’œil à mon portable, je ne fus pas surpris de constater qu’il était cinq heures et dix minutes. J’étais un lève tôt, même le Samedi –car oui nous étions Samedi-. Certes me sortir du lit était un exploit mais, je n’aimais pas pour autant traîner. Seulement, il y avait là un petit bémol. Je voulais le doucher mais en faisant cela, je risquais de réveiller Lucia. M’approchant d’elle, je l’observa dans son sommeil. Ainsi assoupie, elle ressemblait davantage à l’enfant qu’elle était. J’avais envie de passer ma main dans ses cheveux mais retins cette pulsion. Finalement, j’attrapa quelques vêtements dans mon armoire tout faisant attention à atténuer le moindre bruits puis quitta la chambre à pas de loup. Bon jeu de mot, c’est-ce pas ? Bref, passons. La question était maintenant : mais où allais-je donc pouvoir me doucher ? Errant dans le couloir, je m’arrêta devant le numéro 52. Tiens donc, je connaissais cette porte. Une ange logeait dans cette chambre. Une ange, très fortement mignonne au passage, avec laquelle j’avais passé une nuit des plus agitée il y a de cela quelques jours. Un sourire aux lèvres, j’entra sans prévenir dans sa chambre. J’avais besoin de sa douche et au dépend du souvenir que je lui avais laissé, je doute qu’elle me refuserait sa chambre.

Je ressortis finalement une demi-heure plus tard, ma douche effectuée avec un petit bonus digne de ce nom. Plutôt réjoui de ce début de journée, j’abordais un léger sourire aux lèvres, un brin provocateur. Comme à mon habitude, je portais mes éternelles doc martens. Je ne me lasserais jamais d’elle. Bien évidemment, elle accompagnait un pantalon noir ainsi qu’un t-shirt noir avec un col en V. J’avais au passage accentué ma tenue d’un keffieh gris qu’une résidente du pensionnat m’avait offert il y avait deux jours. Le seul bémol était qu’il sentait son odeur, une odeur de femme. Mais, je ne pouvais pas dire que ça puait. Au contraire c’était même une odeur agréable mais je n’aimais sentir l’odeur de femme sur moi. Heureusement, mon odeur de loup ne tarderait pas à prendre le dessus.

Avant de quitter le pensionnat, je repasse dans ma chambre et griffonna sur un bout de papier un message à l’attention de Lucia. Voici ce qui y étais écrit : « Tu dormais comme une gosse, j’avais pas envie de te réveiller. Retrouve-moi à 11h en ville, au niveau des magasins. PS : tu baves dans ton sommeil. » Bien évidemment, Lucia ne bavait pas dans son sommeil mais, c’était ma manière à moi de la taquiner dès le réveil. Posant le même sur le bord de son chevet, je quitta alors la chambre tout en attrapant au passage une veste.

C’était le mois de décembre et la neige était tombée cette nuit-là. Je trouvais ça beau cette tombée de pureté sur la ville comme pour l’assagir de tous ses pêchés. Problème, Lucia deviendrait encore plus dépendante de ma chaleur corporelle. Mais au fond, ça ne me dérangeait pas, je l’aimais bien ma Lulu’. Traînant plusieurs heures en ville, je m’offris tout d’abord un croissant dans une boulangerie –celle-ci et pas une autre car la boulangère était particulièrement mignonne- puis m’installa à la terrasse d’un café, non loin des magasins où j’avais fixé le rendez-vous avec Lucia. Je ne saurais dire combien de café j’avais bu ce matin mais une chose est sûr, le nombre de tasse était considérable. Finalement, je jeta un coup d’œil à ma montre qui m’indiqua qu’il était onze heure moins le quart. Quittant alors ma table, je régla ma note et avançant vers le centre de la place. J’ignorais où en étais Lucia mais si cette dernière arrivait en retard, il n’y avait aucun doute sur le fait que je la massacrerais. M’appuyant contre une barrière bien en évidence histoire que Lulu’ ne me loupe pas, je rentra une main dans ma poche de jean puis de l’autre, je sortis une cigarette que j’alluma cette fois-ci avec un briquet industrielle. Et oui, pas de tour de magie en présence d’humain, c’était une règle de base.
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Lucia Van Orn

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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Ven 21 Déc - 19:27

Lulu' dormait. Elle dormait d'un sommeil profond, mais qui commençait à s'agiter. Pourquoi ? Très bonne question. Elle-même n'en voyait pas la réponse. Et pourtant, pour la première fois depuis son arrivée au pensionnat, 'fin, pas la première fois, mais presque, elle dormait bien dans son lit. Peut-être que la présence de Shin avait atténué sa méfiance envers le moindre bruit... Toujours est-il que le sommeil de la demoiselle commençait à devenir effrayant... pour elle du moins. Elle s'agita dans son lit, plissa son front, retroussa les lèvres, prête à affronter un danger imaginaire. Danger qui n'existait bien évidemment pas, et qui disparu d'un seul coup, pendant une dizaine de minutes, puis revint.

Dans un sursaut, Lucia ouvrit les yeux. Elle haletait, était persuadée d'avoir combattue un monstre qui avait la tête de ses parents. Génial. Et pourquoi pendant un court laps de temps, ainsi que la plus grande partie de la nuit, elle n'avait pas eu de cauchemars ? Question qui n'a pas de réponse... pour l'instant... Même s'il est vrai que Lulu' avait remarqué qu'il n'y avait qu'en la présence de Shin qu'elle dormait bien, et elle commençait tout juste à avoir une petite hypothèse sur ce fait.

N'essayant même pas de se rendormir, elle s'extirpa des restes de sa couverture, avec une tête pour le moins... étrange... pour ne pas dire effrayante. Et c'est donc avec des mouvements lents, les yeux empâtés, qu'elle se dirigea vers la salle de bain, se foutant totalement si Shin dormait. Elle entra dans la petite pièce, et prit une douche, sous laquelle elle s'étira, assouplissant ses muscles ankylosés par le sommeil. Elle sortit donc réveillée, trempée, et avec le regard clair. Regard qui se posa immédiatement sur le post-it rose fluo posé sur la table de nuit. Elle réprima une grimace en apercevant le bout de papier, qui contrastait très pas bien avec le blanc de la table de nuit.

Se retenant de déchirer aussitôt le papier, elle le prit, et lu rapidement le petit mot que Shin avait écrit dessus : « Tu dormais comme une gosse, j’avais pas envie de te réveiller.
Retrouve-moi à 11h en ville, au niveau des magasins. PS : tu baves dans
ton sommeil. »

Faux ! C'était scientifiquement prouvé, elle ne bavait pas dans son sommeil. Non, et cela faisait des années qu'elle avait découvert que son hybridage faisait qu'elle n'avait jamais, mais au grand jamais, bavé dans son sommeil, elle ne pouvait pas, elle n'en produisait pas... de salive... la nuit en tous cas. Bref, il voulait qu'elle le retrouve aux magasins. D'accord. Lucia attrapa son iPod et regarda l'heure... 10h30... mince... Elle posa son objet, ferma les yeux, et inspira un grand coup. Quand elle rouvrit les yeux, ils étaient allumés d'une flamme qui ne brillait pas très souvent dans ses yeux : l'urgence. Elle sauta vers la salle de bain, son eye-liner dans la main. Elle était créative dès le matin, et se fit quelques petites spirales, qui lui descendaient sur la pommette. Petit délire. Faut pas chercher.

Un dernier regard au miroir, elle enfila un jean simple, dit "skinny" et un tee-shirt noire. Par dessus lequel elle enfla un gilet léger rayé noir et blanc et mit son manteau, pas le grand en cuir, mais un plus court, tout aussi noir, mais en laine. Enfin, 50% laine. Ou plus...

Elle mit par contre ses longues bottes noires, parce que ce sont des chaussures dont elle ne peut se passer. Celle avec lesquelles elle avait assassiné plusieurs personnes, cassé des nez, arraché des mâchoires... Et défoncé quelques crânes au passage... Breeeeeeeeeef. Elle se fit une longue queue de cheval haute, puis sortit de la chambre, son iPod dans la main.

Elle réussit aisément à trouver la sortie de l'internat, qui ressemblait à un vrai labyrinthe pour qui vient d'arriver, ou ne connait pas assez l'établissement pour s'y retrouvé, ou n'a pas eu la présence d'esprit d'imprimer un plan, ou est trop timide pour demander à qui que ce soit de l'aider à trouver le chemin... ou pour qui n'était pas assez observateur et ne repairait pas les plaques sur les murs, en hauteur...

Elle inspira profondément l'air froid de Décembre, planta ses écouteur dans ses oreilles et se mit des Beattles a fond dans les oreilles. Oui elle aimait les vieux groupes, non elle n'écoutait pas que ça, et oui, elle aimait chanter ces chansons. Donc elle se mit à marmonner les paroles, et, voyant qu'il était 10h58, elle se transforma en chat, et découvrit avec surprise qui même si les écouteurs et l'iPod avaient disparus, elle entendait la musique. En bruit de fond, mais elle l'entendait quand même. C'est donc de bonne humeur qu'elle se mit à galoper dans la ville, puis sauta de toit en toit, jusqu'à arriver au niveau des quartiers des magasins.

Elle fit un tour de la place du regard, puis repéra rapidement son grand colocataire. Il était à l'autre bout... naturellement. Réprimant un soupir, elle se cacha derrière une cheminée, se retransforma, éteignit son iPod, le rangea puis reprit sa forme féline. Elle entendait beaucoup mieux ainsi. Et fit attention à ce que Shin ne la voit pas sur le toit en se déplaçant dans différents groupes de chats logeant dans les quartiers. Elle ressemblait en tous point à un chat ordinaire, et joua là-dessus quand elle arriva derrière Shin, ou plutôt derrrière le lampadaire auquel il était adossé. Lampadaire pas très grand d'ailleurs.

Lulu' se retint de ricaner, de peur d'alerter les sens aigus de son camarade. Elle se retint, puis s’accroupit. Elle banda ses muscles, et d'un bond bien calculé, elle sauta, et atterrie sur le lampadaire, duquel elle se laissa glisser sur l'épaule de Shin, et souffla un :

"Miaou"


Très significatif, il comprendrait que c'est elle, au poids, parce que même sur sa forme de chat, elle pesait quasiment rien. Pire qu'un moineau. Gros le moineau. Et puis, elle avait confiance en Shin, elle savait qu'il pouvait lui arracher la tête, mais savait qu'il pouvait aussi ne pas bouger, juste ricaner. Et elle compta sur l'odorat et la présence d'esprit du garçon pour qu'il ne lui arrache pas la tête, même si c'est vrai qu'elle se sentit un peu folle sur les bord. En même temps, qui aurait autant de culot qu'elle pour sauter sur l'épaule d'un garçon en plein milieu de la rue ? Et surtout, quel chat ferait ça ? A par un suicidaire ? Suicidaire qui fréquentait Lucia ?

La fourrure ayant la même odeur que les cheveux de Lulu' - les feuilles et la forêt, voir légèrement l'herbe à chat - elle ne doutait que très, très, très, très, très, très peu que Shin ne la reconnaisse pas. Avec une telle odeur du moins, et surtout une odeur aussi familière et accrochante que celle-ci.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 23 Déc - 14:01

Je balayais la foule du regard, à la recherche de Lucia. Bon sang mais qu’est-ce qu’elle foutait ? J’avais horreur qu’on me fasse attendre et elle allait vite le comprendre. Agacé par le retard de la jeune fille, je me laisse surprendre par un chat qui tomba de nulle part sur mon épaule. Depuis quand les chats tombaient du ciel ? Fusillant le chat du regard, je l’attrapa par la peau du cou et le souleva de mon épaule, le suspendant face à moi. Ce petit corps frêle, ce pelage d’ébène et surtout cette odeur qui était semblable à la chevelure de ma colocataire. Oui aucun doute là-dessus, cette petite chatte n’était autre que Lucia. Esquissant un sourire narquois, je me retins de lui hurler dessus. Vraiment… il n’y avait que Lucia pour se risquer à de telle blague. Ne lâchant guère le cou de Lucia, je chercha une petit ruelle où Lucia pourrait reprendre son apparence humaine. Je ne comptais pas passer la journée en compagnie d’un chat. D’une démarche nonchalante je me rendis vers un chemin isolé que j’avais repéré, la petite chatte dans une main et une cigarette dans l’autre. Autant vous dire que certains passants me regardaient d’un œil étrange à la vue de ma cargaison.

Arrivant finalement dans la ruelle, je m’accroupis dans un coin à l’abri des regards et déposa Lucia au sol. Je l’avais certes agrippé par le coup tout ce temps durant mais, j’avais modéré ma poigne afin de ne pas la blesser bien que cette zone était particulièrement résistante chez les chats. Finalement, mon regard s’adoucit et je caressa doucement le petit crâne de Lucia avant de laisser glisser mes doigts sous son menton et l’y gratter doucement.

« Bon allez finis de jouer petit chat, rend moi Lucia. » lâchais-je à la petite chatte tout en redressant.

Je savais pertinemment que ce chat était Lucia, je n’étais pas crétin. C’était plus une façon de parler. Et honnêtement, je préférais la compagnie de Lucia sous forme humaine qu’animale. Laissant un semblant d’intimité à la jeune fille, je lui tourna le dos tout en finissant les dernières bouffées de cigarette qui me restait avant de la jeter au sol et de l’écraser avec la semelle de mes chaussures.

« Dis Lucia, ça te brancherait de faire les magasins ? » demandais-je sur ton désinvolte.

Bien évidemment, c’était mon intention depuis le début. Lançant un petit regard par-dessus mon épaule, j’accorda un petit sourire à ma colocataire. Normalement, les filles aimaient faire les magasins donc cela ne devrait pas être un problème pour Lucia. De plus, disons que j’avais un grand budget à dépensé. Ma carte de crédit était reliée à l’un des nombreux comptes bancaires de mes employeurs et ce serait donc avec grand plaisir que je le dévaliserais. Bien entendu, j’avais aussi mon propre compte sur lequel je plaçais l’argent que je gagnais via mes boulots de tueurs à gages mais, utiliser cet argent ne serait pas amusant. Et, Lucia allait prendre parti à ce petit jeu malsain.
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Lucia Van Orn

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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Ven 28 Déc - 15:24

Lulu' lança un regard taquin à Shin quand il la prit par la peau du cou, visiblement agacé que les chats commencent à tomber du ciel. Il commença par la fusiller du regard, mais finit tout de même par lui adresser un sourire narquois. Que mijotait-il ? Qu'elles étaient ses intentions ? Lily allait rapidement le découvrir...

Sans lui lâcher le cou, Shin s'éloignant vers une ruelle sombre, histoire que la demoiselle puisse se transformer tranquillement en humaine, et pour ne pas attiser la curiosité du peuple. Car oui, tous ceux qui n'ont pas de pouvoirs ou de dons particuliers ne savent pas qu'il existe des gens qui en ont. À vrai dire, ils ne savent même pas que ce genre de personne existe. Ils ignorent tout de cette magie, et ils vivent dans ce qu'ils appellent le bonheur, alors qu'ils n'ont jamais connu l'extase de pouvoir faire quelque chose que personne d'autre n'est capable de faire...

Lucia prit sa forme humaine dès que Shin se fut retourné. Pourquoi ? Bonne question, peut-être pour lui faire croire qu'elle devait s'habiller, comme si quand elle se transformait, elle apparaissait nue. C'était faux bien sûr, pourtant, Lulu' fut bien contente que le bon Dieu ne lui ai pas accordé la pudeur... Même s'il est bien vrai qu'elle n'en a pas besoin dans le fond...

Une fois redevenue humaine, elle s'approcha de Shin, souriant à la remarque qu'il avait fait. Le petit n'avait pas prit Lucia, car un était elle. Mais ça bien sûr, il le savait, et elle en était sûre. De plus, et il est juste de le préciser, Lulu' préfère de loin être sous sa forme humaine lorsqu'elle est avec Shin. Même s'il est aussi vrai qu'elle aime recevoir des caresses sous sa forme de chat. La preuve en est qu'il y a quelques minutes à peine elle avait ronronné comme un moteur de camion quand il lui avait gratouillé le menton. Quoi de plus agréable franchement !

« Dis Lucia, ça te brancherait de faire les magasins ? »

Lucia lança un rapide "oh oui" avant de s'accrocher au bras du garçon. Elle allait pouvoir le relooker de A à Z. Et qu'il le veuille ou non d'ailleurs. Elle savait et respecterait juste une règle : du noir, que du noir, rien que du noir. Même s'il est vrai qu'elle essaierait de glisser de-ci de-là un Tee-shirt ou un pantalon blanc ou beige ou d'une autre couleur que du noir. Ce serait une mission difficile mais elle triompherait. Elle réussirait à lui faire ne serait-ce que l'un faire essayer un vêtement d'une autre couleur. Parce que le noir, c'est bien, mais trop de noir tue le noir... C'est une règle de base.

Elle sautilla en traînant Shin vers un magasin. Le premier d'une longue file. Le seule qui contienne des vêtements noirs. Enfin, beaucoup. Elle irait dans des magasins contenant de moins en moins de noir. Même si elle doutait de la réussite sa mission.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Sam 29 Déc - 0:39

L'idée semblait l'emballer. Tant mieux. Vous me direz aussi, quelle fille ne serait pas enthousiaste à l'idée d'aller faire les boutiques ? S'accrochant à mon bras, Lucia me prit quelque peu au dépourvu. A quand remonter la dernière fois où l'on m'avait tenu de la sorte ? Bien des années. C'était à l'époque où ma mère ne m'avait pas encore renié, lors de bal organisé par la noblesse. Lorsque nous, cavalier, escortions une demoiselle, cette dernière s'agrippait toujours de la sorte à notre bras. Mais la façon de faire de Lucia était bien plus décontracté si bien qu'au final, cela ne me dérangeait pas plus que ça. Affichant un léger sourire, je rangea tranquillement mes mains dans mes poches et sortis de la ruelle en compagnie de la jeune fille. Notre entrée dans la galerie fut plutôt remarqué, beaucoup de personne attardait leurs regards sur nous. Quelle en était la raison ? En croisant notre reflet dans une vitrine, je crus comprendre pourquoi. A vrai dire, nous formions plutôt un duo de choc. Tous les hommes bavaient devant la beauté de Lucia. Il fallait avouer qu'elle était plutôt mignonne la Lulu'. Mais pas touche, en ce moment précis, elle était à moi et rien qu'à moi. Sortant mon bras libre de ma poche de jeans, je lança un doigt d'honneur royal au groupe de mec qui nous observer tout en laissant pendre ma langue comme un vrai branleur. Honnêtement ? Ça me plaisait vraiment de les narguer de la sorte.

Lucia prit les commandes et m'entraîna dans un premier magasin où la majorité des habits étaient sombres. Sage petite, elle avait bien enregistré le fait que je ne m'habillais que de noir. Tapotant de la main le crâne de Lucia, je m'extirpa de sa poigne et vogua parmi les vêtements proposés. A vrai dire, je cherchais pas de vêtement pour moi mais pour Lucia. Cette dernière était une très belle jeune femme et si elle le désirait, elle pouvait se rendre bien plus aguicheuse. Non pas qu'elle ne savait pas se mettre en valeur, là n'était pas le problème. Mais autre que sa robe de nuit, je voulais voir Lucia dans une vrai robe de soirée. Juste histoire de voir ce que cela pouvait donner...

Finalement, un habit attira mon attention. C'était une robe noire du type que je cherchais. Assez ample mais serrée à la taille par une ceinture, plutôt longue mais fendue d'un côté ce qui laisserait entrevoir une cuisse et un décolleté comme il le fallait sans pour autant dévoiler toute la poitrine de la porteuse. Satisfait de ma trouvaille, je partis rejoindre Lucia qui était je-ne-sais-où dans le magasin. Le regard d'un des vendeurs m'indiqua la position de la jeune fille. Me rendant à ses côtés, je m'approcha de son dos et fit coulisser la robe sur le côté de façon à ce qu'elle puisse la découvrir.

« Tiens, essaye ça gamine. »

Bien évidemment, ce surnom avait pour but de la taquiner mais de ma bouche, c'était aussi une surnom affectif. Oui oui, je sais c'était pas le top mais, sachez que c'était affectif de mon point de vue.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Sam 5 Jan - 10:13

Lulu' vagabondait dans les rayons, elle cherchait des vêtements pour Shin. Elle avait déjà repéré plusieurs habits, et en avait déjà prit certains, ce qui faisait qu'elle avait une petite pile de vêtements dans les bras. Des gilets de costumes en soie noire, des jean slim, des chaussures, es tee-shirt, des pull, des vestes... Et j'en passe.

La petite demoiselle sursauta quand elle entendit un bruit bizarre près d'elle. Ce bruit bizarre n'était autre que le glissement d'une robe près d'elle. Elle se retourna et lança un grand sourire angélique à son ami. Il voulait la voir avec une robe ? Okay, pas de problème, mais il allait en chier dans ce cas-là. Elle prendrait son temps, et essayerait des tonnes et des tonnes de tenues, puisque visiblement, Shin voulait dépenser son argent pour elle.

Faisant passer son sourire angélique à un sourire carnassier, elle attrapa la robe, mais mît tout le paquet de vêtements dans ses bras. Lui aussi allait devoir essayer des trucs. Et pas qu'un peu. Et puis, Lucia avait sournoisement gissé un tee-shirt blanc dans le tas d'affaires. Et il serait obligé de l'essayer. Sinon elle lui ferait payer ça. Et pas de manière très agréable.

Relevant le menton, la demoiselle s'éloigna sans un mot vers les cabines d'essayage. Elle ne dû pas attendre très longtemps avant de pouvoir accéder à une cabine. En réalité, elle n'eut même pas à attendre vu le nombre de personne qui avait les moyens pour venir acheter ici... Mais revenons à la Lulu', qui étai à présent en train de se débattre avec le rideau de sa cabine qui refusait de se fermer. Rapidement, une vendeuse vint l'aider, et la jeune fille prit bien son temps pour enfiler sa robe. Shin avait eu la sagesse d'esprit de ne pas choisir un truc hyper compliqué avec des frous-frous et des cordelettes partout.

Une fois que lue fut bien ajustée... Et que Lucia eut retirer la ceinture qui n'allait pas du tout avec la robe, elle sortit. La simplicité était le maître mot dans cette tenue. Et sans la ceinture c'était bien plus joli. Si Shin lui achetait la robe, la demoiselle s'arrangeront pour la customiser à sa sauce. Genre rajouter un lacet dans le dos, faire quelques points de couture sur la taille ou d'autres trucs dans ce genre-là. Rien de bien méchant...

Une fois qu'elle se fut assurée que Shin était bien derrière le rideau, elle l'ouvrit, et dévoila son corps de rêve. Non, Lucia n'est pas narcissique, c'est juste qu'elle aime bien faire des défilés de mode... Devant très très peu de personnes, qu'on soit bien d'accord. Elle leva les bras, paumes vers le ciel, prit la pose puis lança à un Shin qui portait une tête étrange :

"Alors ?"

Un sourire vint se dessiner sur ses lèvre tandis qu'elle baissait la bras pour mettre ses mains sur sa taille. Pour une étrange raison, elle avait presque hâte de se retrouver à une soirée. Avec cette belle robe, et accompagnée d'un Shin dans un jeu costume et habillé par elle-même...
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Sam 5 Jan - 23:11

Souriant tout d’abord angéliquement à la découverte de la robe, ce sourire innocent fut remplacé par celui d’un démon. Les femmes et le shopping… j’avais oublié ce que cela donnait. Cependant, je me fis avoir en beauté par Lucia qui tout en prenant la robe de mes mains, m’alourdit de sa propre charge. Bordel c’était quoi tous ces fringues ?! Il y avait en avait tellement, c’était presque indécent. Des gilets de costume en soie, des jeans dit « slim », des chaussures, des tee-shirts, des pulls, des vestes… Avait-elle dévalisé le rayon ? C’était fort probable. Grognant devant la masse de vêtement, je me traîna néanmoins vers les cabines d’essayage. Lucia quand à elle s’était déjà évanouie dans l’une d’elle. Elle avait fait vite la petite.

Mon regard dériva alors sur petite robe blanche d’été, très simple avec une sorte de ceinture en lin bleu resserrant le tissu au niveau de la taille. A la simple vue de cette robe, je fus submergé de souvenir. Olja. Faire les boutiques… Cela n’avait jamais été une partie de plaisir. C’était même une besogne pour moi. Mais un jour, Olja m’avait accompagné. Et alors que je m’en croyais incapable, je me mis à trouver cela amusant. Mais, c’était uniquement dû à la présence Olja. A vrai dire, Olja avait illuminé ma vie. Mais à présent, je me retrouvais seul, lancé dans le flot de la vie. C’était dur, j’ai manqué plusieurs fois de me noyer sans elle. Ma Olja, ma tendre Olja… Je donnerais tout pour la revoir et il n’y avait rien que je ne ferais pas pour la revoir. Olja était présente à mes côtés depuis mon enfance, c’tait elle qui m’avait bercé au palais, elle qui m’avait sourie quand tous me tournait le dos. Elle qui m’avait donné de l’amour quand ma mère avait préféré son royaume à moi. Olja était mon ange. Mais on me l’avait enlevé. Et si j’étais devenu ce que j’étais aujourd’hui, c’était uniquement dans l’espoir de la revoir un jour. Vois-tu ce que je suis devenu pour ton sourire Olja…

Me rendant compte que les souvenirs que j’avais pourtant enfoui dans mon cœur faisaient surface, je me précipita dans les cabine, suffoquant. J’avais fait des efforts, des tonnes d’efforts pour arrêter de penser à elle et voilà qu’une simple robe anéantissait mes efforts. Inconsciemment, je l’avais embarqué avec moi. Pris d’une rage soudaine, je déchiqueta la robe, l’éparpillant en une multitude de morceau au sol. Mes souvenirs avec Olja me rendaient nerveux.

Soufflant de manière exagéré afin d’évacuer ce stress abondant, je finis par me calmer et regarda alors la pile de vêtement. Il y en avait vraiment beaucoup. J’émis un petit rire amusé en pensant à l’extravagance de Lucia. Elle était vraiment unique. Cependant avec cette abondance de vêtement, je ne savais par où commencer. J’avais déjà participé à des défilés –par pitié ne m’en demandez pas la raison- et il y avait aussi beaucoup de vêtement mais, c’était plus organisé et la quantité était tout de même moins importante. Vraiment Lucia, tu pouvais pas en prendre moins ?

« C’est pas vrai ça, comment je suis censé faire avec tous ces trucs…. » grommelais-je, seul dans ma cabine.

C’est alors que me yeux s’écarquillèrent. Là, juste ici, bien devant moi preuve d’une belle provocation se tenait un tee-shirt blanc. Lucia… elle l’avait fait exprès ! Cette mégère, j’allais la tuer ! Puis lentement, je me rendis compte que c’était bête de tuer une personne à laquelle je m’étais attaché pour une raison si dénigrante. Ce n’était qu’un tee-shirt après tout. Je n’avais jamais porté de blanc, ce n’était pas vraiment ma couleur. Même mon uniforme royal était noir. Il fallait dire aussi qu’en tant que bâtard, je n’allais pas porter du blanc. Le noir était la parfaite couleur pour une enfant illégitime. Puis je repensa une fois de plus à Olja tandis que je prenais le tee-shirt blanc dans les mains. Elle avait toujours souhaité me voir porter du blanc, chose que j’avais toujours refusé. Résigné, je soupira néanmoins et entrepris d’enlever ma veste puis mon tee-shirt, tous deux noir. Je remplaça ces derniers par le tee-shirt blanc. Lucia pouvait être fière, elle était la seule personne à avoir pu me faire porter un vêtement blanc. Enfilant par-dessus un blazer noir d’une matière dont j’ignorais le nom –et oui tout de même, fallait pas pousser mémé dans les orties- et comme bas, je me contenta d’un jean dit « slim » que m’avait choisi Lucia. Quand aux chaussures, pas question que je quitte mes doc marteens. Jamais sans elle, c’était mon unique condition. Les seules fois où je ne les portais pas, c’était durant les galas ou autre. Sinon, elle ne me quittait jamais. Vous savez, un peu comme un grigri.

C’est à ce moment là que Lucia entra spontanément dans ma cabine, alors que je venais juste de boucler ma ceinture. Ouvrant grand le rideau, Lucia s’exposa à moi, prenant une pose de vrai diva ce qui m’amusa. L’aura d’une vraie déesse l’entourait. Et tout particulièrement dans cette robe. Sans rire, elle était magnifique. N’avait-elle jamais tenté le mannequinat ? Elle ferait fureur.

« Machiavéliquement sexy. » déclarais-je dans un demi-sourire démoniaque.

Comme quoi, il suffisait de bon vêtement pour mettre la personne en valeur. Mais, je ne doutais pas de la puissance de Lucia sur ce coup-là. Elle avait un très beau, démonstration juste en face de moi.

« Elle te va vraiment bien. Tellement que je te la prends, tu n’as pas le choix petit chatte. » rajoutais-je dans un vrai sourire.

Inutile de regarder le prix, ce n’était pas un problème. Du coin de l’œil, je remarqua qu’un des vendeurs regardait avec un petit trop d’insistance le corps de Lucia. Lui lançant un regard fatal, je lui fis comprendre sans aucun mot qu’il valait pour lui qu’il cesse cela immédiatement. Reportant mon attention sur Lucia, je la gratifia sans vraiment l’avoir cherché d’un regard protecteur.

« Va donc voir si tu trouves autre chose dans cette boutique, nous irons dans une autre ensuite. »

Je lui avais promis de la protéger, elle était désormais sous ma protection et je ne laisserais personne lui causer de tort. Ni même la regarder de la façon dont l’avait observé le jeune homme. Qu’il freine un peu ses envies, je pouvais sentir son envie d’ici, c’était insupportable. Elle était ma petite chatte à moi, voilà tout. Histoire de bien faire comprendre cela aux hommes de la boutique et qu’une telle chose ne se reproduise plus, je déposa un baiser sur le front de Lucia tout en lui souriant de façon angélique. Les voilà prévenu. L’avantage avec mon physique imposant était que j’inspirais la crainte. Il suffisait de quelques vêtements particuliers pour que je prenne la dégaine d’un voyou.

« Allez file. » lui déclarais-je finalement.

Je me doutais que Lucia n’allait pas rester plantée ici indéfiniment. Elle avait sûrement d’autres idées en tête et sûrement de nombreux essayages à faire. La journée ne faisait que commencer et allait sûrement durer très longtemps. Mais, ça ne me dérangeait pas, c’était amusant avec Lucia.


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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 6 Jan - 18:21

« Machiavéliquement sexy. »

Tiens, c'était bien la première fois que quelqu'un lui disait cela. Oui bon, en même temps, c'était aussi la première fois qu'elle fait les magasins... avec quelqu'un, un ami en l'occurrence. Un ami qu'elle venait de traîner dans un magasin de luxe en ne sachant même pas s'il avait de l'argent ! Quoique... si il lui avait proposé de faire les magasins, à elle, une
fille, c'est qu'il devait avoir les moyens, ou qu'il était suicidaire. Ou méchant au point de refuser de lui acheter quoi que ce soit, juste pour le plaisir de la voir fantasmer sur un vêtement et la tirer par l'oreille en disant "Et nan, c'est trop cher, je suis à la dèche, tu
n'auras rien !".

La demoiselle sourit. Elle venait de découvrir qu'elle aimait bien les compliments. Ce qui est tout à fait normal, étant donné que c'est une fille. Toutes les filles, je dis bien toutes, aiment les compliments. Ça doit faire partie du gène féminin. D'ailleurs, et tout au fond d'eux, les garçons aussi aiment les compliments. Sauf qu'ils ne le démontrent pas de la même manière. Et c'est bien pour ça qu'il ne faut pas trop leur en faire : ils se sentent supérieur. Et c'est très, très mauvais s'il se sentent supérieur. Ça leur monte à la tête et il n'y a plus rien pour les arrêter. Un vrai désastre.

Lulu' regarda son ami. Il y avait quelque chose de changé. Mais quoi ? Elle regarda les vêtements. Il portait le tee-shirt blanc qu'elle avait sournoisement glissé dans le tas de vêtements ! Ah ah ! Elle avait donc vaincu l'envie du garçon de porter du noir, de changer un peu. Quelle réussite, une véritable victoire de remportée. Il avait aussi essayé un jean "slim". La demoiselle fronça les sourcils, recula, et observa l'ensemble. Ça allait plutôt bien, mais il manquait quelque chose. Lulu' n'eut pas le temps de se demander quoi car Shin lui
dit :

« Elle te va vraiment bien. Tellement que je te la prends, tu n’as pas le choix petit chatte.»

Un vrai sourire éclaira le visage de Shin, et celui de Lucia monta jusqu'à ses oreilles. Elle sautilla sur place, heureuse comme jamais. C'était une sorte de cadeau, et c'était une première depuis neuf ans. En même temps, il faut dire que le vrai cadeau concret qu'elle ait eu fut la mort de ses parents. Génial non ?

La demoiselle vit le regard de Shin s'assombrir en regardant par dessus son épaule. Elle suivit son regard, et vit le vendeur qui la regardait avec insistance. Une correction s'imposerait...

« Va donc voir si tu trouves autre chose dans cette boutique, nous irons dans une autre ensuite. »

Sérieux ? Il dépenserait vraiment son argent pour elle ? Il voulait pas lui donner tout de suite les billets roses ? Ça irait plus vite... Quoique... elle n'oserait pas les dépenser ensuite... Donc oui, en fait c'était mieux qu'il lui achète des vêtements. Ou des objets. 'Fin, des trucs qui coûtent de l'argent quoi.

Il déposa un baisé sur le front de la demoiselle, et elle lui rendit son sourire angélique.

« Allez file. »

La demoiselle partie, mais s'arrêta au bout de quelques pas. Elle fit demi-tour, elle savait enfin ce qu'il manquait à la tenue. Elle revint dans la cabine, força Shin à enlever son Blazer. Elle lui fit enfiler un gilet de costume, et remit la veste.

"C'est bien mieux comme ça."


Termina-t-elle avant de filer vers sa cabine, où elle se changea rapidement. Elle réfléchissait à propos de la manière qu'elle utiliserait pour faire comprendre au garçon qu'on ne la regardait pas comme ça. Pas avec ces yeux-là. Une longue liste de supplices vinrent envahir sont esprit, mais ils étaient tous hors d'atteinte, impossible à réaliser, ou trop dangereux, surtout en sachant que la police ne résidait pas loin. La police. Quelle bande de poulets ! Des vrai c*ns, qui ne laisse pas la petite Lulu' faire son boulot tranquillement. Elle arrive toujours à en tuer deux ou trois quand ils viennent la faire ch*er, l'arrêter.

La demoiselle attrapa la robe et sortit de sa cabine. Shin n'avait pas encore finit. Faut dire aussi, c'est un peu de la faute de la jeune fille, c'est elle qui a pioché tous ces vêtements... Mais là n'est pas la question. Et en plus, elle ne voulait pas d'autres vêtements dans ce magasin. Donc elle n'avait plus qu'à errer à travers les rayons... Ce qu'elle fit rapidement.

Elle voulait faire quelque chose, mais avait besoin de l'envie du vendeur... qui ne tarda pas à arriver. Et il tomba dans la piège. Il fit exaaaaaaaactement ce qu'elle attendait. Parce que si vraiment il était intéressé par elle, et qu'il était comme le voyou qu'il semblait afficher, alors il le ferait. Et comme la Lulu' est une grande divinatrice, elle avait raison. Peu de temps après, elle sentit quelque chose de très désagréable, et comprit qu'il venait de faire ce qu'elle attendait : il venait de lui toucher les fesses. Geste absolument abominable.

Lucia se retourna et attrapa la main du garçon. Elle n'avait plus sa petite tête toute gentille toute mignonne, elle avait prit des yeux rouge sang à la pupille fendue, avait fait exagérément pousser ses canines et avait sortit ses griffes. Elle serra fort la main du garçon, jusqu'à ce qu'il saigne. Et une fois cela fait, elle lui attrapa un doigt et le tordit, doucement, et ne s'arrêta qu'une fois qu'elle eut entendu trois "crac" distincts, et que le doigt soit plié dans un angle tout à fait improbable.

La demoiselle reprit sa tête normale, lâcha le doigt de l'homme, qui était aussi blanc qu'un linge, et chuchota d'une voix brutale et sifflante :

"Ne te fis jamais aux apparence."

Sur ce, elle s'éloigna en faisant craquer ses doigts. Le son emplit tout le magasin, mais Lucia n'en avait strictement rien à faire. Elle repartit vers les cabines, et attendit que Shin se décide à sortir. Il avait forcément entendu ses doigts craquer, et avait forcément sentit la peur du garçon, qui empestait l'air d'ailleurs. Il n'osait même plus la regarder, et s'était caché dans un rayon, tremblant, le doigt explosé, et plus blanc que jamais. La Lulu' sourit. Il s'était passé exactement ce qu'il avait dû se passer. Elle exactement comme elle l'avait prévus. Normalement, le vendeur ne parlerait de ça à personne, et aurait peur de tout le monde, surtout des petites filles aux cheveux noirs.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 6 Jan - 20:02

Lucia avait senti que quelque chose n’allait pas et suivit mon regard, ne loupant pas une miette du spectacle. Pauvre de lui, je le plaignais. Lucia n’était pas du genre à laisser une telle chose se produire sans réagir. Elle avait un côté sadique au fond d’elle, je n’en doutais pas. Mais, elle restait tout de même mignonne. Alors que je retournais dans ma cabine pour ma changer, je repensais aux paroles de Lucia comme quoi quelque chose manquait à ma tenue. Qu’est-ce qu’elle pouvait encore ajouter, un tutu rose peut-être ? Qu’elle n’y songe même pas. Je portais déjà un tee-shirt blanc, c’était comme une véritable révolution. Rentrant fans la cabine, je tira le rideau derrière et commença par déboucler la ceinture de mon jean dit « slim ». C’est fou ce que ça collait aux jambes ces trucs ! On aurait dit des collants, était-ce réellement un jean pour homme ? J’avais des doutes. C’est alors que quelqu’un tira sèchement le rideau de ma cabine et entra à toute allure.

« Lucia ?! Qu’est-ce que… »

Avant même de me laisser établir une plus longue protestation, la jeune fille se mit à tirer sur mon blazer avec incitation. Bordel mais elle comptait faire quoi au juste ? La cabine n’était pas vraiment grande et nos corps étaient serrés, me laissant douter sur les intentions de Lucia. Qui plus est, elle était toujours dans sa robe de cocktail, pratiquement collée à mon torse. De mes un mètre quatre-vingt dix, j’avais une vue imprenable sur la poitrine de Lucia. P*tain mais c’était quoi ce plan ? Lucia se doutait pourtant qu’elle avait un corps de rêve alors pourquoi se collait-elle ainsi à moi ? Je ne la voyais pas comme une potentielle proie de coucherie mais là, elle abusait. Cela devrait être la faute de mon compliment qui avait du l’induire en erreur. Ne jamais faire de compliment à une femme, voilà où cela pouvait vous menez. Enfin, peut-être en seriez-vous justement ravis mais pas moi. Non, Lucia était ma petite chatte adorée, ma protégée, ma chieuse mais elle ne deviendrait certainement pas une de mes compagnes sexuelles. Alors que j’étais prêt à utilisé la force pour repousser la jeune fille qui étais vraiment insistante, elle parvint à m’ôter mon blazer malgré le fait que je me débattais. Tenace la gamine ! Mais au lieu de continuer son ascension, Lucia s’arrêta subitement et m’enfila un un gilet de costume avant de me remettre le blazer. Totalement incrédule, je regarda Lucia les yeux ronds, n’osant même plus bouger. Fière de son œuvre, elle complimenta son talent de modeuse et regagna sa cabine.

Je resta planté là sans bouger plusieurs instants avant de me laisser tomber au sol. Sérieusement, comment avais-je pu croire que Lucia voulait… Non, je ne voulais même pas prononcer ce mot dont la première lettre était un « v ». Tentant de comprendre ce qu’il venait de se passer, je laissa mes dernières émotions s’apaisaient et me mis en relation plusieurs faits. Tout d’abord, les pensées obscènes du vendeur avait dû m’atteindre sans que je ne m’en rende compte. Voilà un problème épineux. Qui plus est, la robe devait être la principale coupable. Saloperie. En soit, ce n’était pas Lucia qui avait crée une telle confusion mais les envies du jeune homme et cette robe. Une fois la conclusion établie, je soupira, soulagé.

Me déshabillant tranquillement, j’essaya divers vêtements. J’étais arrivé avec une valise pratiquement vide au pensionnat, il était peut-être temps de renflouer mes placards. Je fis le tour de vêtements proposé par Lucia mais cela s’avéra être assez long. Il fallait avouer que Lucia avait vraiment mis le paquet. Alors je terminais d’essayer les dernières vêtements, une odeur soudaine de peur et d’effroi m’alerta. Aux aguets, je fis plus attention à cette odeur jusqu’à discerner la colère ressentie par Lucia. Oh, je vois… elle avait donc fini par punir l’avorton. Sage décision. Si elle ne l’avait pas fait, c’aurait été moi qui m’en serais chargé. Elle fit craquer ses os des doigts qui résonnèrent telle la hache du gourou dans la boutique. Démone, pensais-je.

Ayant revêtis mes vêtements d’origines, je sortis finalement de ma cabine, des paquets de vêtements aux bras. Une vendeuse précipita vers moi et me débarrassa des habits que je ne prenais pas. Lucia était là, rayonnante dans ses habits du quotidien, à m’attendre sagement. Enfin sagement… elle s’était bien amusée. Esquissant néanmoins un sourire je la rejoignis, n’ayant gardé en main que quelques vêtements, je ne voulais pas m’encombrer. Et puis, il y avait encore bien des boutiques à faire. Parmi les vêtements que j’avais gardé le tee-shirt blanc, histoire de faire plaisir à Lucia. Mais, ce n’était pas parce que je l’avais gardé que j’en deviendrais inséparable. Noir avant tout. Me dirigeant vers la caisse, je paya mes vêtements ainsi que ceux de Lucia. Attrapant alors la main de Lucia, je l’entraîna à ma suite en dehors du magasin, les paquets dans l’autre main.

« Tu ne t'es pas loupé, il s’est pissé dessus. » déclarais-je dans un murmure au creux de l’oreille de mon amie. Et oui, j’avais malheureusement sentie cette odeur. « Une vraie tortionnaire. » finis-je par déclarer dans un petit rire.

Nous arpentâmes ainsi les galeries du centre-commercial, nous arrêtant de temps à autre dans une boutique pour y effectuer quelques achats ou alors tout simplement torturer les vendeurs et déplaçant tous les produits et en essayant une multitude de vêtements pour finalement ne rien acheter. Le pire cauchemar des vendeurs. Mais, c’était vraiment amusant à faire. Surtout leur expression lorsqu’ils tentaient de garder leur calme alors qu’intérieurement, leurs nerfs étaient en ébullition.

« Ça te tente une pose en-cas ? Il y a marchand de glace juste à côté. » proposais-je à Lucia, toujours un fin sourire aux lèvres.

Dans les magasins je fichais la paix à Lucia mais en dehors, je lui tenais la main histoire d’éloigner le regard des hommes. Ils étaient vraiment sans gêne. La plupart des humains se retourné sur notre passage ou s’arrêter de discuter pour nous regarder. D’une certaine façon, c’était gênant. Mais, j’avais appris à faire abstraction de la gêne durant mon enfance. Combien de fois m’avait-on dévisagé parce que j’étais l’hériter illégitime du trône ? De trop nombreuses fois. Je ne me souciais plus du regard d’autrui désormais. Quittant ces pensées qui une fois de plus aller me ramener à mon passé, chose que je ne voulais pas, je reporta mon attention sur Lucia et lui sourit, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 6 Jan - 22:11

Lucia n'attendit pas longtemps avant de voir Shin sortir de derrière le rideau. Il avait choisit quelques-un des vêtements que la demoiselle lui avait choisit, dont le tee-shirt blanc, ce qui lui fit plaisir. Enfin une autre non-couleur dans son armoire, ça allait changer. Et pas en mal. Parce qu'il faut diversifier ses vêtements, sinon ça devient suspect.

Lulu' suivit Shin, qui, en sortant du magasin, lui murmura qu'elle était une vraie tortionnaire, et que le vendeur n'avait plus aucune dignité. Bien, ça lui apprendra à l'avenir à reluquer des jolies jeune fille qui paraissent innocente. Mais seulement qui paraissent... Et souvent, l'apparence est un grand masque. Qui tombe au moment propice. Au moment où l'on s'y attend le moins.

Shin prit la main de Lucia, ce qui surprit la demoiselle. La dernière fois qu'elle avait fait ça, c'était le jour de leur rencontre, où pour dissuader certaines personnes, ils avaient joué ce jeu-là. Sauf que cette fois-ci, ce n'était pas dans la même ambiance. C'était bien mieux. Plus cool, et elle connaissait mieux Shin, donc c'était plus détendu.

Ils firent plusieurs boutiques en suivant ce stratagème tout à fait complexe qui consiste à se tenir la main dehors et se laisser plus ou moins tranquille dans les magasins. Oui, c'est d'une complexité à couper le souffle, et le pire, c'est que ça marche. Personne n'a voulu ne serait-ce que regarder Lucia. Peut-être avait-ils eut vent du blessé de la première boutique ? Il n'empêche que c'était bien mieux ainsi. Personne pour l'embêter, tout le monde à sa disposition. Génial.

La demoiselle acheta quelques pantalons, des robes bien sûr, sur ordre de Shin, et des tenues plus ou moins extravagantes. Le jeune homme semblait apprécier de faire les boutiques avec elle. C'était cool ça. Y'a pas tous les mec qui apprécient... Mais à ce moment précis, Lulu' sentait que shin commençait à avoir faim. Il était quelle heure ? Lucia dû regarder la grande horloge sur l'église pour se rendre compte qu'il était midi passé. A oui, mais la jeune fille ne ressent pas beaucoup la faim. Peut-être à cause de son organisme qui s'est habitué à la faim. Au fait de n'avoir rien à manger pendant longtemps, comme les jours où il n'y avait que de l'asphalte devant elle, et rien, ni pour manger, ni pour boire.

La jeune fille acquiesça positivement et s'assit rapidement à une table libre. Le serveur, comme si lui aussi avait eut vent qu'il y avait une tortionnaire dans les parages, vint rapidement, et prit leur commande aussi vite que possible. Jamais, dans toute sa vie, Lucia n'avait vu un serveur aussi efficace, car les commandes arrivèrent en un temps record. Du jamais vu.

Lucia attrapa son chocolat chaud, et le sirota un moment avant de dire :

"Tu sais dans le premier magasin, le mec... je ne lui ais pas seulement fais peur... je lui ais laissé la main en sang, et je lui ais cassé un doigt en trois..."

Elle se mordit la joue, pas très sûre que Shin comprenne le geste qu'elle avait eu. Mais elle voulait changer le monde, elle avait essayé bien des méthodes et s'était rendue compte qu'il n'y avait qu'avec les humains, il fallait utiliser la peur. C'était la seule méthode.

"Et puis, dans cette même boutique, à quoi est-ce que tu as pensé pour te débattre autant ?"

Lulu' voulait changer de sujet, le passer à son avantage, et aussi pour ne plus avoir de doutes. Parce que cette question lui avait tourné dans l'esprit toute la matinée. Elle allait maintenant avoir la réponse à cette question aux multiples scénarios. Plus ou moins cool d'ailleurs...
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Mer 16 Jan - 19:21

Ce fut à l’expression de Lucia que je me rendis compte de ma boulette. Une pause en-cas… mais quel crétin. Du sang de vampire coulait dans les veines de Lucia, la faim n’était pas son premier soucis contrairement à moi. A partir du moment où un loup s’emplissait grossièrement l’estomac, il pouvait tenir un certains temps sans se nourrir. Mais dans le cas où il ne mangeait pas à sa faim, il avait besoin de pause nutritive. C’était mon cas. Néanmoins, Lucia accepta et m’accompagna à une table libre. A peine assis, un serveur se précipita pour prendre notre commande. Honnêtement, j’eus du mal à me retenir de rire. Sans doute que des rumeurs circulaient sur une belle jeune femme tortionnaire. Pour eux c’était effrayant. Pour moi ? Hilarant tout simplement. Décidemment, Lucia saurait toujours me surprendre. Presque aussitôt après notre commande, nos boissons arrivèrent. Je en fus pas étonné de voir le serveur déposait un chocolat chaud face à Lucia. Je trouvais ça mignon. Pour ma part, j’avais pris un grand café noir accompagné de plusieurs viennoiseries. Eh oui, n’oubliez pas que j’avais faim moi. Le serveur avait été généreux sur la nourriture, sûrement grâce à Lucia. C’était un véritable bonheur d’être en sa compagnie quand on prenait en compte tous les avantages qu’elle apportait. Mais bien évidemment, ce n’était pas pour cela que je l’appréciais. Non, c’était uniquement pour ce qu’elle était et rien d’autres. Le reste n’était qu’éphémère.

Sirotant doucement son chocolat pour ne pas se brûler la langue, Lucia finit pas m’en dire plus sur l’altercation qu’elle avait eu au magasin. A vrai dire, elle ne m’apprenait pas grand-chose. J’avais sentie l’odeur du sang émanant du garçon et n’était pas passé à côté du craquement sonores de ses phalanges. Je m’étais simplement tus, laissant le choix à Lucia d’abordait ce sujet ou non, choix qu’elle avait finalement fait. Elle semblait être inquiète, mais de quoi ? De ma réaction ? Elle n’avait aucun soucis à se faire pour cela, je serais toujours de son côté.

« Je sais tout cela, Lucia. Je comprends ta réaction, bien qu’elle ait peut-être était exagéré mais c’est ta manière de procédé. Pour certains, seul la violence est efficace. Fait néanmoins attention à ne pas trop attiré l’attention. Je ne porte pas les humains dans mon cœur, loin de là même. Mais ils ne sont pas tous aussi ingrats les uns que les autres. Ce garçon a peut-être été insistant sur sa façon de te regarder mais, le dialogue aurait suffit. Je ne cherche pas à te faire la morale ou quoi que ce soit Lucia, je te parle uniquement en tant qu’ami. »

Mon ton n’était ni froid ni autoritaire, juste calme. Ce que je redoutais était le fait que Lucia ne maîtrise pas sa colère ainsi que son impulsivité et qu’un jour, les choses dérapent. Un meurtre était irréversible et elle devrait alors vivre avec le meurtre d’un innocent sur la conscience, chose peu facile à accepter. Et croyez moi, je savais de quoi je parlais. En général les loups étaient de gros impulsifs et il était fortement déconseiller de nous chauffer. Dans ma jeunesse fleurissante, un jeune loup m’avait provoqué de façon plus qu’incessante. Je l’avais toujours ignoré. Jusqu’au jour où quelqu’un s’en était pris à Olja, fait que je ne pouvais tolérer. Mes accusations se portèrent immédiatement sur ce loup et sous l’effet de la colère, je l’avais battu à mort. J’entends encore ses pleurs et ses gémissements lorsqu’il suppliait mon pardon, criant de douleur que ce n’était pas lui. Je ne l’avais pas écouté trop influencé par la colère et avait fini par le tuer. Je n’appris que plus tard qu’il disait la vérité. Il était si jeune et moi je l’avais tué. C’est l’un des meurtres que j’ai commis que je regrette le plus. Le meurtre d’un innocent.

Prenant une nouvelle gorgée de mon café, j’observa le reflet de mes yeux dans le liquide noir. Cela ressemblait au paysage de la pleine Lune dans la nuit noire d’Islande, mon pays natal. Soupirant, je posa ma tasse sur la table, cessant de me remémorer toutes sortes de souvenirs douloureux. C’est alors que Lucia choisit ce moment pour me poser une question des plus déconcertantes, me laissant les yeux ébahis par l’étonnement ainsi qu’un sourcil étrangement surélevé. Ah, il semblerait que la demoiselle n’avait pas oublié ce passage gênant pour moi. Toussotant d’abord un peu honteux, je finis par partir dans un petit rire nerveux, anormalement aigu. Comment lui expliqué sans qu’elle l’interprète mauvaisement… C’était plutôt délicat.

« Disons simplement que je suis un homme et qu’il m’arrive d’avoir des moments d’égarements. »
répondis-je finalement avec un petit clin d’œil, sur un ton quelque peu mystérieux.

Non pas que j’étais en manque, loin de là, les demoiselles du pensionnat étaient tout à fait charmantes et j’avais pu goûter à bien des espèces différentes. Dernièrement, je rendais souvent visite à une démone du nom de Tess avec qui je m’entendais plutôt bien, sexuellement parlant. La situation dans laquelle je m’étais retrouvée avec Lucia dans cette cabine m’avait tout simplement rappelée une situation récemment vécue –avec Tess justement- et les souvenirs remontant, j’avais mal interprété les intentions de Lucia. En y repensant, je me sentais honteux. Je ne voyais certainement pas Lucia de cette façon, elle m’était bien trop précieuse pour que je pose un seul doigt sur elle. Elle était aussi ma seule amie et jamais je ne me risquerais de la perdre.

« Allez n’en parlons plus, je préfère oublier ça. »

Cela n’avait d’autre signification que : le sujet est clos, je ne souhaite plus en parler. Guidant une fois de plus la tasse de café à mes lèvres, j’en bus de longues gorgées avant de finalement épuiser les dernières gouttes.
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Ven 18 Jan - 22:45

Lucia était presque couchée sur la table. Elle savait qu'elle venait de poser une question disons... dérangeante. Enfin, pour Shin, pas pour Lulu'. En fait, la demoiselle aimait bien taquiner Shin, un peu comme lui avec elle... sauf qu'elle elle était plus... discrète, et préférait agir dans l'ombre... sournoisement... Mais ce n'est pas pour ça qu'elle ne répondait pas aux provocations qui lui étaient lancées ! Bien au contraire, parce que quand elle pousse sa gueulante, sûre qu'elle a raison, beeeeeen... soit on se couche, soit faut essayer de crier plus fort qu'elle, et pour cela faut être un p*tain d'Irlandais. Pourquoi Irlandais ? Parce qu'ils ont des grosses voix. PLus grosses que les autres en tous cas...


« Disons simplement que je suis un homme et qu’il m’arrive d’avoir des moments d’égarements. »

Lucia ricana. Elle savait exactement à quoi il avait pensé, sa phrase voulait tout dire, mais elle n'ajouta rien, pour ne pas épuiser le reste de la dignité du garçon. Elle évita aussi de croiser son regard, histoire de ne pas aller farfouiller dedans. Elle ne VEUT pas, mais est trop curieuse pour résister à l'envie d'aller explorer les tréfonds de l'esprit de Shin. Elle ne veut pas savoir ce qui se passe dedans, mais est bien obligée quelques fois de chopper une info ou deux. Non, elle ne lit pas dans les esprits mais dans les YEUX. C'est différents. Si si, j'vous assure...

« Allez n’en parlons plus, je préfère oublier ça. »

Oui, bien sûr, c'est tout à fait concevable. Lucia savait très bien qu'elle avait placé Shin dans une situation très... comment dire... très... gênante... Mais c'était juste pour l'embêter. Comme toute personne tortionnaire et sournoise comme Lulu', c'est ce qu'on doit faire. Mettre les gens dans des situations impossibles juste pour les voir se démerder tout seul, les laisser s'enfoncer, ou les regarder s'en sortir en riant jaune. Si ça se dit ! Bref, elle aime bien placer les gents dans des situation inconfortable. Voilà, inconfortable, c'est ça que je cherchais...

La demoiselle finit son chocolat chaud. Elle ferma les yeux, réfléchissant à ce qu'ils pourraient faire dans l'après-midi. Lucia avait déjà une foule d'idée dans la tête, mais elle n'était pas sûre que Shin soit d'accord avec toutes. Par contre, la soirée était déjà organisée : Lucia voulait tester la boîte de nuit, celle où il y a du métal, et du rock, et pas de chansons commerciales, et où il y a pleins de cocaïnomanes, d'alcool, qu'il fait une chaleur à crever mais qu'on s'éclate tellement qu'on s'en fout. Oui, elle était tentante. Et puis, Lucia aime bien les nouvelles expériences. Même si là, c'est vrai qu'on touche le fond. Lulu' ne s'était jamais vraiment bourrée, même s'il est vrai qu'elle adore la bière, elle n'a jamais fumé, que ce soit de la beuh, ou du tabac, pour la simple et unique raison qu'elle n'en avait jamais eut le temps. Sauf que là elle l'avait le temps, et elle voulait voir ce que ça faisait d'être totalement défoncé... NON, elle n'est pas maso !

"Ça te dis de m'accompagner ce soir en boîte ?"

Elle avait demandé ça d'un air vaguement ennuyé, parce qu'elle savait que si elle y allait seule, d'une elle ferait un peu n'importe quoi, et de deux, il y aurait bien plus de trois morts à la fin de la soirée. Et elle comptait sur Shin pour la maîtriser, parce que son self-contrôle à des limites. Et qu'elle à le couteau facile aussi, ce qui n'est pas toujours très cool. Pour la personne en face du couteau, et pour les flics s'ils s'en mêlent... Mais ça, c'est de leur faute après tout, ils devraient savoir depuis le temps que Lucia st folle et qu'elle doit se faire interner mais non, non, non, eux ils préfèrent la laisser vagabonder dans la nature. Mais après tout, pourquoi pas, c'est vrai que c'est mieux ainsi, ça fait même moins de morts que si elle était en hôpital psychiatrique. Si, si, c'est vrai.

La demoiselle leva ses grands yeux, espérant de tout son petit cœur de chat que Shin allait accepter. Elle ferait n'importe quoi en échange... ou presque, mais par exemple, elle accepterait de porter le genre de vêtement qu'il veut qu'elle porte ou ce genre de trucs. Mais elle ne lui proposerait du troc que s'il disait non, parce qu'il ne faut pas trop s'avancer, il y gagnerait trop au change sinon...
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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 20 Jan - 20:30

Chose dite chose faite, le sujet fut oublié. Fort bien, ainsi le sujet était clos. Lucia fermât les yeux et se mit à réfléchir. Dans ce cas, je ne la dérangerais pas dans son élan intellectuel. Attention, je ne disais pas là qu’il était rare de voir Lucia réfléchir, non vous déformez mes propos. Seulement, on ne dérange pas une personne en pleine réflexion. De mon côté, il me fallait occuper mon esprit mais, je préférais être vigilant, les souvenirs d’Olja était trop récemment et je n’aimais guère me remémorer de tels choses. Non pas que je ne chérissais pas ces souvenirs, bien au contraire. Mais, je ne me laissais aller que rarement et souvent, les choses tournaient mal puisque j’en venais toujours à me remémorer l’incident ainsi que les mots de ma mère m’apprenant que j’avais tué Olja. Puis, les paroles de cet homme me revenaient en mémoire ; Olja vivante. Pouvais-je réellement me permettre d’y croire ? Et s’il me mentait, si Olja était morte et que je l’avais bel et bien tué ? Je ne sortirais probablement pas intact d’une telle révélation. Mais pour le moment, je me tenais à cette hypothèse, celle qu’Olja était toujours en vie et qu’elle m’attendait quelque part. C’était uniquement cette pensée qui me poussait à m’accrocher à la vie.

Et voilà une fois de plus je m’étais égaré. Décidemment, je baissais trop ma garde. Il me fallait retrouver du mordant. D’un œil discret, j’observa ce monde qui nous entourait. Bien des gens nous observer mais, je n’en avais que faire. Finalement, ce fut la voix de Lucia qui me ramena à la réalité. Sa demande me surprit légèrement mais, un rire remplaça bien vite cet étonnement. Alors comme ça Lucia souhaitait découvrir le monde de la nuit ? Car bien évidemment, il me suffisait de lire dans les yeux de Lucia pour savoir que cette dernière n’était jamais rentrée dans une boite de nuit. Et je doute que le fait qu’elle soit mineure y soit pour quelque chose. Après tout il lui suffisait de faire les yeux doux au videur pour pouvoir entré dans n’importe quelle boîte. Qu’est-ce qui pouvait donc l’attirer dans le monde de la nuit ? Ce n’était que débauche et perversion.

Cette proposition me plaisait en tant que telle et l’ambiance était assurée avec Lucia. De plus, la laisser y aller seule serait un mauvais risque. La jeune fille pouvait rapidement devenir hors de contrôle après une main glissé à ses fesses –ce qui était très courant en boîte de nuit-. Mais, il ne fallait qu’elle attende de moi que je sois son garde du corps tout la soirée. Si je vais en boîte, je m’y amuse aussi, c’est la règle. J’avais toujours eu une descente remarquable à l’alcool, j’avais beau boire comme un trou, je ne finissais jamais à quatre patte. Croyez-moi, il en fallait pour faire vomir ses tripes à un loup. Je devenais plus joyeux, tout simplement. Mais c’était déjà bien assez. Faite-moi confiance, sous l’influence de l’alcool, nous devenions tous quelqu’un d’autre. Mais, c’était tout là le jeu.

« Pourquoi pas, ça pourrait être amusant. »

Lui répondis-je avec un clin d’œil. Oui, cela serait assurément amusant. Si Lucia était une inconnue face au monde de la nuit, je lui ferais découvrir ce lieu que je connaissais que trop. Oui, elle m’avait convaincue. Accroche-toi Lucia, tu vas passer une nuit mémorable.

Après avoir payé nos consommations, nous continuâmes quelques temps de faire les boutiques, achetant diverses tenues en prévision de notre sortie en boîte. Anticipant le fait que Lucia aurait sûrement besoin de temps pour se préparer pour sa première sortie en boîte, je mis un terme à notre sortie boutique peu avant sept heures. Au final, nous avions dépensés un budget explosif ce qui me mit le sourire aux lèvres. Très bien, l’objectif était atteint. Désormais, une activité plus particulière nous attendait et j’avais hâte d’y être.


[Fin rapide pour moi désolé, on voit la suite par MP. (; ]
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Lucia Van Orn

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MessageSujet: Re: Par un jour de Décembre.   Dim 20 Jan - 21:59

Lucia sourit de toutes ses dents quand Shin accepta. Elle savait qu'elle allait vivre un truc très, très nouveau. Mais elle ne savait pas si elle résisterait à l'alcool. Quoique... les bières Irlandaises sont fortes, et il de devait pas y avoir peu d'alcool dedans. Heureusement, la demoiselle an avait déjà bu, et avait remarqué qu'elle résistait bien à l'alcool, très bien même, ce qui pouvait être plus que pratique. Dans certaines conditions... Mais après tout, on pouvait toujours faire semblant d'être bourré au bout de la troisième bière, juste pour faire croire au gens qu'on était totalement défoncé, et qu'ils pouvaient agir comme une bande de cochons que ça ne dérangerait personne. Enfin, juste leur faire croire, et pouvoir les punir une fois que l'occasion se présentera, avant qu'ils touchent quoi que ce soit d'ailleurs. NON LUCIA N'EST PAS VIOLENTE ! Elle aime faire payer les gens, c'est tout. Elle aime l'argent, et elle aime quand on la respecte, et qu'on fait les trois quart des choses sous son consentement. Elle aime aussi bien faire comprendre aux gens qu'ils ne doivent pas la toucher. Et elle utilise tout ce qui est à sa portée. Des feuilles, des clés de voitures, ses dents, sa force, une chaise, une table une plante verte ou que sais-je encore ?

Hum, bref. Après que Shin eut payé les boisons et les viennoiseries, ils quittèrent le bar pour continuer de faire les boutiques. Ils terminèrent par une boutique absolument magnifique, où Lucia acheta - avec l'argent de Shin - une robe de Moi-Même Moitié, une jupe de la même marque avec un petit jupon, un corset, et des petites oreilles de chat. Avec des clochettes dans les oreilles. Un truc que Lulu' rêvait d'avoir depuis des années. Mais vraiment. Car même si la jeune fille peut se transformer en chat à volonté, et peut donc faire apparaitre des oreilles de chat, cela demande de l'énergie. Plus que Lucia ne peut en fournir dans certaines situations d'épuisement total.

Il n'était même pas sept heures quand Shin prétendit être fatigué, et qu'il voulait se reposer avant de ressortir. Lucia savait bien qu'il voulait lui laisser du temps pour se préparer, et qu'il n'était pas du tout fatigué, un loup n'est que très rarement fatigué d'ailleurs. Alors qu'il n'essaie pas de faire croire à la Lulu' qu'il est fatigué. Mais passons, ce n'est pas important. Ils rentrèrent donc tranquillement, en narguant volontairement les gens. Mais Lucia réussit à se retenir de casser des doigts. Elle priva juste un homme de sa clarinette intime. Rien de plus...



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