Un pensionnat ou a première vue tout semble normal,sauf qu'ici il n'y a pas que des humains...
 
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 Besoin d'argent illégal ~

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Lucia Van Orn

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MessageSujet: Besoin d'argent illégal ~   Mar 6 Nov - 22:21

Lucia marchait d'une manière assez raide. Elle n'aimait pas DU TOUT qu'on la regarde. Et là en l’occurrence, tout le monde la regardait. C'est vrai que voir une jeune fille toute petite, les cheveux volant dans le vent, un manteau noir lui partant du nez jusqu'aux chevilles et des bottes de cuir foulant le sol cendré, c'est pas très commun. Et on se demande même se qu'elle vient faire dans un endroit où les principales activités sont : la vente de drogue et les règlements de comptes. En réalité, elle venait prendre son argent. Elle avait éliminé - dans la plus grande discrétion bien sûr - un homme qui causait pas mal de problèmes à une bande en particulier. Celle qui habitait un grand immeuble délabré. Par contre, tout le monde dans le quartier n'était pas au courant que derrière son apparence de jeune fille fragile, il se cachait un mercenaire plein de sang-froid. Et donc, par la même occasion, une tueuse.
Lucia ne cessait de flairer l'air, cherchant une trace, aussi tenue soit-elle, de la personne qui l'avait engagée. La seule chose qu'elle sentit furent les effluves puissantes de la drogue et des cendres. Elle éternua. Rien n'était plus mauvais pour ses poumons que ses deux effluves mélangées. Mais la demoiselle continua tout de même à respirer. Sauf que son éternuement n'avait pas échappé à un homme, plutôt baraqué. L'homme prévint ses congénères, qui remarquèrent à leur tour la petite brune. Bien évidemment, et comme s'y attendait Lucia, ils vinrent vers elle et commencèrent à l'encercler. Ce qui devait arrivé était arrivé : la jeune fille venait d'être prise pour cible de ce qu'on pourrait appeler un "viol collectif". Génial !
Lucia leva les yeux au ciel en soupirant. Elle s'arrêta sagement, et baissa son col, lui laissant ainsi respirer l'air frais. Air frais qui la fit suffoquer. Elle toussa à en cracher ses poumons. Elle ne les cracha pas, mais du sang éclaboussa le sol. Les hommes, quant à eux, se rapprochaient de plus en plus. La demoiselle enleva donc son manteau, dévoilant une combinaison de cuir noir et un corset de la même couleur. On voyait les bottes entièrement, qui lui montaient un peu plus haut que mi-mollet, avec une semelle légèrement compensée. Cependant, la seule chose que vit la bande fut les deux révolvers gros calibres attachés à la ceinture de la jeune fille. Ils n'eurent pas le temps de bouger que déjà Lucia en tuait deux de plusieurs balles bien placées. Elle continua ainsi, agrémentant de temps en temps de coups de dents et de pieds. Au bout d'une dizaine de minutes, à peine, les hommes étaient tous à terre morts. Lucia, sans aucune expression faciale, rengaina ses flingues, mit son manteau, et s'éloigna vers l'hôtel délabré, qui faisait office de gîte à la bande qui l'avait engagée.
La demoiselle descendit rapidement les escaliers, passa dans le couloir, prit une porte à droite puis une porte à gauche et arriva dans un bureau. La seule chose qu'elle fit fût de balancer un œil et un ongle sur le bureau. Elle ajouta quand même :

"Mon argent."

L'homme en face d'elle prit le temps de regarder tour à tour l’œil et l'ongle puis, d'un air satisfait, lança :

"Bon boulot, le voilà ton fric !"

Et il balança une mallette sur la table. La demoiselle l'ouvrit, compta l'argent, puis referma la mallette et prit la direction de la porte. A ce moment-là, l'homme se leva et attrapa le bras de Lucia :

"Arrête de prendre tes distances, s'il-te-plais... je ne te veux aucun mal...
- Si c'est le cas, arrête de me supplier comme un chien supplie son maître de lui donner à manger ! J'ai fais une grosse erreur, je n'aurait jamais dû te faire confiance !"

Elle jeune fille avait répondu sèchement, et c'est sans plus une seule autre parole qu'elle se dégagea et qu'elle sortit du bureau, laissant l'homme seul. Il lança quand même une dernière fois un "Sélène..." d'une voix à demie-éteinte. Mais la demoiselle ne répondit pas : elle avait déjà fais l'erreur de se retourner pour venir le voir, elle ne le referait plus.
Elle sortit de l'immeuble, se refusant de laisser couler une seule larme. Elle l'avait déjà fait, et elle s'était retrouvée à travailler pour cette ordure. Elle avait juste eu la prudence de ne pas lui révéler ses origines, ni son nom. Dans le cas contraire, il l'aurait sauvagement assassiné, exactement comme il l'avait fait avec les parents de la demoiselle. Car oui, cet homme était le tueur qui recherchait Lucia depuis plus de neufs années. Et la jeune fille n'avait trouvé aucun autre moyen que de venir travailler chez lui, et pour juste une seule raison : sa mère lui avait toujours dit que dans n'importe quelle situation, "plus on était proche de la personne qui veut nous tuer, plus on a de chance de rester en vie, du moment qu'on ne lui dévoile pas sa véritable identité". Alors c'est ce qu'elle avait fait, et qu'elle continuait à faire, en se cachant derrière le nom de Sélène pour tromper son assassin qui ne recherche qu'une chose : tuer Lucia Van Orn.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Ven 23 Nov - 18:23

[Saaya Aisaka m'a validé sur la cb et donc je suis autorisé à commencer à rp.]

L’odeur du cuir emplissait mes narines de façon nauséabonde. Je détestais cette odeur, elle me rappelait bien trop de mauvais souvenirs. Entrouvrant la fenêtre de la limousine, j’inspira à grand coup l’air frais de la ville. Les paupières mi-closes, j’observais les alentours. J’étais enfin arrivé. Mes employeurs –je préférais les appeler ainsi que maîtres- ne m’avaient pas expliqué cette inscription soudaine à ce pensionnat donc j’ignorais l’existence. C’était arrivé voilà tout bien qu’au fond je me doutais quelque peu de cette décision soudaine. Je les effrayais. Récemment, mes sautes d’humeur étaient de plus en plus violentes et par mégarde, j’avais accidentellement tué un serviteur de la famille. Sa mort n’était pas le problème, le cadavre quant à lui l’était. Ainsi, je me retrouvais dans cette académie des plus étranges. Le valet déposa ma valise, s’inclina respectueusement puis m’abandonna à mon sort. Crétin. Résigné, j’attrapa ma valise et après une petite discussion avec une femme –dont j’ai oublié le nom- cette dernière me conduisit jusqu’à ma chambre. Je la remercia vaguement puis ouvris lentement la porte. C’était vide. Je pensa pendant un instant bénéficier d’une chambre solitaire mais la valise posé sur le lit de droite me fit changer d’avis. Un colocataire génial. Soupirant d’agacement, je posa à mon tour ma valise sur le lit de gauche qui allait désormais être le mien. M’asseyant au bord du lit, je fis le tour des environs. Deux lits plutôt confortables, deux armoires individuelles, un bureau aménagé, une salle de bain bien équipé et même une télé. A partir d’aujourd’hui, cette chambre serait mon nouveau logement. Mais, la partager avec quelqu’un ne m’enchantait guère.

Le soleil descendait peu à peu dans le ciel et la nuit allait bientôt tomber. Il était hors de question pour moi de rester dans cette chambre, il fallait que je sorte, j’avais le sentiment d’étouffer dans cette pièce. Ouvrant rapidement ma valise, je sélectionne quelques habits plus accoutumés pour mes sorties de nuit. Troquant mes habits de Wolf Guard, j’enfila à la vite un pantalon noir ainsi qu’un t-shirt noir uniforme. Vous seriez choqué en découvrant la quantité d’habits noirs que renfermait ma valise. Attrapant au passage mes doc marteens, j’enfourna rapidement mon pantalon dedans et sortis mon vieux blouson noir. Ma tenue adéquate. Passant une main rapide dans mes cheveux histoire de les remettre en place, je me dirigea vivement vers la porte et quitta l’académie en toute discrétion. J’ignorais si les sorties étaient autorisés mais, ce n’était pas un stupide règlement qui allait changer mes habitudes.

La nuit était fraîche comme je l’aimais. Enfouissant ma main dans ma poche de blouson, j’en ressortis un paquet de cigarette et en extirpa une en la calant entre mes lèvres. Pendant ce temps, je chercha vainement mon briquet jusqu’à me rendre compte que je l’avais oublié dans ma chambre. Soupirant d’énervement, je partis m’isoler afin d’allumer ma cigarette par les moyens du bord. Claquant des doigts, une belle flamme plein de vie apparut, avide de rependre son feu ravageur. Malheureusement, elle allait devoir se contenter de ma cigarette. Une fois chose fait, je repris mon exploration des environs. A vrai dire, je n’avais aucune idée d’où aller mais mon premier réflexe lorsque j’arrivais dans une nouvelle ville était de repéré les lieux. Autant faire cela maintenant.

Arrivant dans des quartiers qualifiables de « peu fréquentable », je fus subitement attiré par une très forte odeur d’hémoglobine. A en juger le pourrissement du sang, ce n’était autre que des cadavres. Oui, il y en avait plusieurs. D’un pas tranquille, je remonta à la source de l’odeur. Arrivant finalement sur les yeux, je découvris plusieurs cadavres d’hommes. Tournant l’un des types avec mon pied, j’aperçus plusieurs balles logées dans les points vitaux. La personne qui avait ça était bon tireur. Puis quelques pas attirèrent mon attention, tournant le regard, j’aperçus une jeune fille au coin de la rue qui montait un immeuble. Grâce à mon flair de loup, ce ne fut pas difficile pour moi de sentir l’odeur de poudre qui rôdait encore autours d’elle. C’était donc la tueuse. Jetant ma cigarette au sol, je l’écrasa vigoureusement sous la semelle de ma chaussure et me rendis vers l’immeuble. Deux hommes étaient postés à son entrée et je les reconnaissais. L’identité du gangster qui résidait dans l’immeuble n’était donc pas un mystère pour moi, j’avais déjà été mêlé à lui pour une mission. Et, j’avais une très mauvaise opinion de lui. Traçant son odeur, j’arriva sous une fenêtre et discerna quelques brins de conversations de l’homme en question et, je ne fus pas choquer de reconnaitre l’odeur de poudre qui suivait la fille. Elle travaillait donc pour lui ? Cependant, à en juger par son ton et ses propos, elle ne semblait pas le porter dans son cœur. Après une phrase qui ressemblait à un adieu, la fille tourna tourna les talons. Je partis à mon tour, ma curiosité éteinte. Ce n’était pourtant pas mon genre d’épier les conversations mais, lorsque l’on attisait ma curiosité, c’était une chose à assumer.

M’adossant contre un mur, je fouilla de nouveau dans ma poche de blouson pour en sortir une nouvelle cigarette. Oui, j’étais un fumeur compulsif. Allumant une fois de plus sans briquet ma cigarette, j’aspira lentement pour ensuite recracher un long nuage de fumée avant de m’avancer à faire des ronds. J’étais très doué pour cela, c’était un bon passe temps. Puis à mon étonnement, l’odeur de poudre réapparut. Jetant un coup d’œil autour de moi, j’aperçus la fille qui marchait d’un pas pressé, une mallette dans la main. Hum je vois, de l’argent sale. Alors qu’elle passait à côtés de moi, je lui lança d’un ton détaché.

« Daniel Elrogro, la trentaine, célibataire et sans enfants. C’est un meurtrier plutôt réputé et il possède une grande influence. Il ne se déplace jamais sans ses sbires. C’est aussi une véritable ordure qui prend un malin plaisir à préméditer des assassinats. Son âme doit être aussi noires que ses pêchés. Selon certaines rumeurs qui courent, Elrogro possède un carnet où il inscrit tous les noms de ses victimes. Ce type est un vrai psychopathe. » lâchais-je tout en tirant sur ma cigarette d’un ton désinvolte. Je connaissais bien des choses sur ce type, toute sa biographie à vrai dire. J’avais étudié son dossier avec soin, c’était un cas intéressant. « Mais, les chiens qui travaillent à sa solde sont tout aussi pitoyable que leur maîtres. »

Moi, provocateur ? Oui, je l’admets. Inspirant longuement sur ma cigarette, je me mis à faire des ronds croissants vers la lune. Cette dernière était vraiment luisante cette nuit. Quoi de plus réconfortant que de se savoir observer par l’astre lunaire ? Je ne connaissais pas de sensation plus douce.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Ven 23 Nov - 20:02

Lucia, toute entière dans ses pensées, n'avait pas sentit l'homme adossé à une colonne, tirant de grandes bouffées de cigarette. L'odeur agressait les poumons et les narines de la jeune fille. Qui avait presque instinctivement changé sa mâchoire, pour avoir les dents aiguisées d'un chat, et ses ongles, devenus griffes. Simple mesure de précaution, surtout avec les hommes qui rodaient aux alentours.
Ce fut d'abord une forte odeur de loup qui attira l'attention de la demoiselle. Elle ralentit le pas, mais fit un véritable bond en entendant une voix d'homme. Probablement celle du loup. Lucia n'aimait pas les canidés, peut-être que son quart de Neko était plus fort que les autres.

« Daniel Elrogro, la trentaine, célibataire et sans enfants. C’est un meurtrier plutôt réputé et il possède une grande influence. Il ne se déplace jamais sans ses sbires. C’est aussi une véritable ordure qui prend un malin plaisir à préméditer des assassinats. Son âme doit être aussi noires que ses pêchés. Selon certaines rumeurs qui courent, Elrogro possède un carnet où il inscrit tous les noms de ses victimes. Ce type est un vrai psychopathe. »

Lâcha-t-il. Un grognement monta dans la gorge de la demoiselle.

« Mais, les chiens qui travaillent à sa solde sont tout aussi pitoyable que leur maîtres. »

Lucia cracha comme un félin. Elle réussit tout de même à garder son état d'humaine. Enfin, sa forme du moins, et réussit à contrôler ses pulsions meurtrières pour ne pas sauter sur le bonhomme, qui venait de l'insulter.
La jeune fille le regarda avec des yeux tout à fit pas naturels et rengaina doucement ses dents, pour qu'elles redeviennent celles légèrement pointues que la nature lui avait données. Elle calma sa respiration en détaillant l'homme. Bien plus grand qu'elle, ce qui n'était pas difficile vu son petit mètre cinquante cinq, habillé tout en noir, avec des Doc Martens totalement magnifiques. Mais trop grandes pour la jeune fille. Il avait, comme tout homme avec cette carrure, une cigarette au bec. Mais Lucia ne se formalisa pas de ça et pria pour que ses poumons ne se contractent pas au moment où elle parlerait. Manque de chance, ils n'étaient pas de cet avis, et quand la demoiselle ouvrit la bouche pour prendre une goulée d'air et parler, une forte quinte de toux lui arracha les poumons. Et comme un peu plus tôt, elle cracha un peu de sang. Elle dit tout de même d'une voix rauque :

"Je ne suis pas un chien, contrairement à toi. Et je sais très bien à qui j'ai à faire, pas besoin d'une biographie. Il me devait juste de l'argent. Mais qui es-tu pour savoir autant de choses sur lui ?"

Ah nan ! Maudite curiosité ! Elle est toujours là quand il faut pas celle-la. Bref, pour en revenir à nos moutons, ou plutôt notre carnivore, une nouvelle lueur s'était allumée dans son regard, en plus de celle de la méfiance je veux dire. C'était celle de l’intérêt. Car comme toute fille élevée dans une famille noble, elle respectait les autres, enfin ceux qui en savaient presque autant qu'elle sur une personne. Et même, plus généralement, les gens plus âgés qu'elle. Car elle était sûre et certaine que cet homme était plus vieux qu'elle, pas le moindre doute là-dessus.
La demoiselle attendit, sans pour autant relâcher ni ses épaules, ni desserrer les poings... on ne sait amais avec des personnes qui traînent dans les quartiers abandonnés.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Ven 23 Nov - 23:12

S’il y avait bien une chose qu’un loup détestait, c’était être comparé à un chien. Le plus ironique dans tout cela n’était autre que le fait que la fille ressemblait quant à elle un à chat. Une neko ? Probablement. Pourtant, ce n’était pas ce que me confier son odeur. Bien trop d’odeur se mélanger, que ce soit une odeur de neko, de vampire, d’ange ou même de démon. Une hybride serait donc un terme plus adapté à cette jeune fille. Oui, il me fallait aussi insister sur le terme « jeune ». Cette demoiselle devait tout juste avoir seize ans, peut-être moins. Elle était petite, très petite pour moi ce qui contrastait énormément avec mes un mètre quatre-vingts dix. Ses longs cheveux corbeau tombaient en cascade dans son dos et ses petits yeux bleutés me fixer de façon interdite. Elle se méfiait de moi et, elle avait bien raison. Je réprima un sourire sarcastique lorsqu’elle se mit à cracher tel un félin. Un félin pour un canidé, un assortiment plutôt étrange.

Néanmoins, la jeune fille sembla ce calmer ou du moins suffisamment pour rengainer ses dents pointues. Je ne pus manquer le fait que le jeune fille fut prise d’une quinte de toux plutôt sévère qui l’amena même à cracher du sang. Visiblement, ma cigarette en était la cause. Respectant les personnes qui ne supportaient pas cette odeur, je laissa tomber ma cigarette au sol et l’écrasa sous la semelle de ma chaussure. L’odeur était encore présente mais ne tarderait pas à s’évaporer, cela aiderait sans doute la jeune fille à s’exprimer de façon plus claire.

Mes poils se hérissèrent à dès que cette fille osa me comparer à un chien. Quelle bêtise, n’avait-elle donc jamais eu à faire à un lycanthrope ? Petite dévergondée. Cependant, je remarqua un léger éclat de haine dans son regard lorsqu’elle évoqua le cas d’Elrogro. Il fut certes très rapide mais, rien n’échappait à un loup. Ainsi donc, elle ne l’appréciait pas. Et selon ses dires, ce dernier lui devait une somme d’argent. Il l’avait probablement engagé, je ne voyais pas d’autres hypothèse. Elrogro n’était pas le genre d’homme a donner une somme d’argent à n’importe qui. Je fus légèrement amusée que la jeune fille s’intéresse soudainement à moi. Mes connaissances l’intriguée, elle avait bien raison.

« Tout d’abord, sache que je ne suis pas un chien mais un loup. Et ces deux choses n’ont rien à voir. Ensuite, ce lieu n’est pas un endroit approprié pour une telle discussion. »

Mieux valait mettre les points sur les i et avant de continuer la conversation, je voulais m’assurer qu’elle comprenne bien à qui elle avait à faire. A l’occurrence un loup et non un chien. Et comme je venais de l’affirmer, cette endroit n’était pas des plus sûr pour une telle discussion. Surtout si nous nous mettions à parler du cas d’Elrogro, ces sbires n’étaient pas loin et notre discussion pouvait être surprise. Tournant le regard vers le coin de la ruelle, je fis un léger signe de tête incitant la jeune fille à regarder à son tour. Deux hommes étaient dissimulés dans l’ombre mais, je ne doutais pas du fait qu’elle parviendrait à les voir. Suivis, voilà ce que nous étions. Où plutôt elle mais, maintenant qu’ils nous avaient vu échanger quelques mots, ils allaient penser que j’étais son complice. Merveilleux. Pestant silencieusement, j’attrapa subitement la main de la fille qui était encore crispé et l’entraîne à ma suite.

« Suis-moi et je répondrais à ta question. »

Elle avait raison de me suivre et aussi de se méfier. Elle ne me connaissait pas, je n’étais rien d’autre qu’un inconnu aux intentions tout aussi mystérieuses mais, si elle désirait réellement des réponses, elle devait me suivre. Toujours ma main fixé sur mon poignet, je tâchais de maîtriser ma force et de ne pas lui broyer l’os. Ainsi, ma poigne n’était pas féroce et elle pouvait se dégager à tout moment. Je remarqua pas la même occasion que sa peau n’était pas bien épaisse, elle semblait bien maigre. Ne m’attardant guère sur sa morphologie, je fixa la demoiselle dans les yeux attendant son feu vert ou sa réprobation. Si elle acceptait de me suivre et bien soit, je répondrais à sa question. Dans le cas contraire, je la laisserais ici même et continuerai mon exploration de la ville. Le choix lui appartenait. La raison ou la curiosité ?
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Ven 23 Nov - 23:38

La jeune demoiselle sentit l'irritation de l'homme quand elle le traita de chien. Mais bon, après tout, c'était lui qui l'avait cherché. Lui qui l'avait traitée de chienne. Elle ne faisait que se défendre !

« Tout d’abord, sache que je ne suis pas un chien mais un loup. Et
ces deux choses n’ont rien à voir. Ensuite, ce lieu n’est pas un endroit
approprié pour une telle discussion.
- Je sais très bien que tu es un loup et pas un chien banane, même avec ta cigarette je l'ai sentit."

Mais l'homme n'écoutait plus. Il regardait dans la ruelle, et fit un léger signe de tête à la demoiselle pour l'inciter à regarder. Du coin de l'oeil, elle repéra les deux bonhommes qui les observaient. Elle grogna presque, et plus de frustration que de peur. Parce qu'elle ne les avait pas remarqué en première. Mais après tout, elle pouvait se cacher derrière l'excuse du "y'a pleins de poussière, de drogue, de fumée, j'en suis malade, j'ai mon odorat qui souffre"
Bref, elle mit sa main dans son manteau pour attraper son révolver et zigouiller les deux espions quand l'homme lui prit la main pour l'entraîner loin de cet endroit o leur conversation pourrait être surprise. Elle allait balancer un "Eh mec !" tonitruant quand il dit tout bas :

« Suis-moi et je répondrais à ta question. »

*Okaaaaaaaaaay, d'accord, je te suis mec* c'est exactement ce que les yeux de Lucia dirent, mais elle eu une idée curieuse à ce moment précis. Si elle était suivit, c'est parce que les hommes voulaient savoir ce qu'elle allait faire. Alors elle allait leur donner une idée bien précise !
Elle se rapprocha du mec, se colla presque à lui, et posa sa tête sur son bras avant de se mettre à marcher. Comme ça, les espions devaient avoir une idée très claire de ce qu'elle faisait à présent. Elle hésita à se hisser sur la pointe des pieds pour embrasser le mec, mais là, c'est lui qui apprécierait peut-être pas. Alors elle fit autre chose, mais dans à peu près le même style : elle se hissa sur la pointe des pieds, embrassa le mec sur la joue et lui glissa un "laisse-moi faire pour les apparences" au passage. Comme ça, c'était clair. Et les deux zigotos aurait quelque chose à dire à Alrogro. Du genre "c'est bon, elle s'est cassée avec un mec, pas de soucis patron, elle voudra pas te reprendre". Ou un truc qui ressemble à ça.
La main du garçon était chaude, mais n'arriverait sûrement pas à réchauffer la peau glacée de la demoiselle, même avec tout l'effort du monde. C'était de nature, pas besoin de chercher ! Mais passons. Lucia attrapa sa mallette avec sa main droite et suivit le mec, toujours en lui tenant la main. Et bien sûr, en priant pour qu'il joue le jeu.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 0:23

Tout d’abord ce fut chien puis banane. Quel autre joli petit surnom me préparait-elle ? Je fus plutôt surpris de l’expression qui se dessina sur le visage de la fille. Totalement insouciante mais, ça me plaisait. Tournant à son tour le regard vers les deux hommes, la jeune fille opta premièrement pour son révolver mais, ma main l’en empêcha. Des coups de fusils n’auraient pas été discret et aurait ameuté davantage de monde. Se ravisant sagement, la fille opta alors pour une autre option à laquelle je n’avais pas pensé. Se collant pratiquement contre moi, elle posa délicatement sa tête contre mon bras. Ingénieux. Esquissant un sourire, je passa mon bras libre autour de ses épaules et l’attira contre moi aussi naturellement qu’un couple. Certes je n’avais pas d’amis mais le terrain des relations ne m’était pas inconnu. Bien que celles que j’avais eu n’avait rien à voir avec celle d’un couple d’amoureux. Pour ma part, ce n’était que de histoires d’une nuit, je ne m’attachais jamais. Une nuit suffisait amplement.

Se hissant sur la pointe des pieds, la jeune fille hésita quelques instants face à mon visage. Serait-elle assez audacieuse pour risquer de m’embrasser ? Se ravisant, celle-ci posa un baiser sur ma joue. J’avais envie de rire mais ce n’était pas vraiment le moment et puis, je risquerais ainsi de mettre à plat notre couverture. Glissant sa main dans la mienne, la jeune fille reposa pied à terre. Lâchant mon étreinte, je l’entraîna d’un pas tranquille sans même jeter un regard aux hommes que je laissais derrière moi. Tandis que la main de la fille était glacée, la mienne était brûlante. Décidemment, nous étions de véritables opposés.

Plus lentement que je l’aurais espéré, nous finîmes par quitter la ruelle. Bien évidemment, un couple au pas pressé, une mallette à la main et non humain pouvait paraître louche. Mais notre démarche calme et sereine suffisait à tromper les gens. Une fois sortis du champ de vision des deux hommes et engagés dans une autre ruelle, je coula un regard avec la fille et avec un petit sourire, je lui déclara :

« Bien joué, ta parade était parfaite. »

La couverture désormais inutile, je garda néanmoins la main de la fille dans la mienne pour l’attirer à ma suite. Me mettant subitement à courir, je lui fis emprunter diverses ruelles jusqu’à gagner un immeuble paumé dont je força la porte et entraîna la fille dans les escaliers de secours jusqu’à finalement atteindre le toit. Nullement essoufflé par cette course, le lâcha finalement la main de la fille et inspirant un grand coup d’air frais.

« Voilà, on sera bien mieux ici. »

Ma condition de loup faisait que cette course ne m’épuisait nullement mais, j’ignorais si les filles étaient identiques à moi en ce point. Après tout, nous étions tellement différents qu’un nouveau point contradictoire ne me choquerait pas. D’ici, la vue était magnifique. Je n’étais encore jamais venu mais lors que mon exploration, j’avais remarqué ce grand bâtiment doté de neufs étages et avais donc supposé que la vue devait être grandiose. Je ne m’étais pas trompé. Les lumières de la ville éclairaient spontanément le panorama et le ciel nocturne dégagé de tout nuage ne faisait qu’amplifier la beauté du paysage.
Me tournant finalement vers la fille, je l’observa un instant. Elle me faisait penser à un chaton perdu bien que son caractère en était tout autre. Je n’avais échangé à peine quelques mots avec elle que je ne doutais déjà pas du fait qu’elle possédait un caractère bien propre à elle. Ce genre de chose, n’importe qui pouvait le sentir, pas besoin d’être un loup pour ça.

« Mon nom est Shin. Et pour ce qui est d’Elrogro a position fait que je sais certaine chose que d’autres ignorent. » dis-je tout en restant délibérément vague sur le sujet. Je n’allais tout de même pas me dévoiler à une inconnue. « Et toi, qui es-tu ? »

Si cette dernière capitulait, je lui donnerais probablement davantage de réponse. C’était donnant-donnant. Je ne donnais rien sans recevoir, c’était dans la logique des choses. Le vent souffla légèrement, battant contre ma veste. Par réflexe, j’enfouis spontanément ma main dans ma poche pour sortir une cigarette avant de me rappeler que mon escorte n’aimait guère l’odeur. Tant pis, j’aurais bien d’autres occasions. Et puis de toute manière, je fumais beaucoup trop.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 0:46

Lucia suivit l'homme, bien heureuse qu'il ai comprit son plan. Que personne ne semblait avoir remarqué. Drôle comme petit jeu. Jeu auxquels Lucia n'avait jamais vraiment joué. Elle s'était surpassée en fait, laissant libre à cours à son imagination, et essayant d'avoir autant d'audace que les personnages des livres. C'était réussit apparemment.
Une fois la ruelle quittée, il ne lâcha pas la main de la demoiselle, qui surprise, le suivit malgré tout. Ils finirent par courir, et la jeune fille eu du mal à ne pas se transformer en chat tellement sa course était rapide. Sans la mallette, elle l'aurait bien fait, mais là, elle ne pouvait pas, pas sans laisser son argent sur place et ça, hors de question d'y penser. La demoiselle se rendit alors compte que le garçon lui avait parlé, mais toute entière dans ses réflexions, elle ne l'avait pas entendu. Elle murmura un petit merci, sans vraiment savoir si c'était un compliment, une remarque ou un reproche.
Ils coururent ainsi pendant presque une dizaine de minutes, avant de monter dans un immeuble. Et ce n'est qu'une fois arrivés sur le toit que le garçon lui lâcha la main. Aussitôt, elle ralentit, tandis que l'homme s'arrêtait plus loin, plus près du bord.

« Voilà, on sera bien mieux ici. »

Hum. S'il y avait bien une personne qui pouvait les entendre, c'était Spider-man. Mais bon, il ne devait pas trop traîner dans le coin en ce moment, donc rien à craindre.Lucia ne bougea pas. Elle ne savait pas trop où se mettre en fait. Et puis, les hauteur vertigineuse, c'est beau, mais c'est haut. Et la première chose à laquelle elle pense quand elle regarde en bas est :"et si je saute, ça fait quoi ?". Alors elle déchante rapidement.
Elle s'approcha tout de même, et regarda l'horizon, plutôt que le sol.

« Mon nom est Shin. Et pour ce qui est d’Elrogro a position fait que je sais certaine chose que d’autres ignorent. Et toi, qui es-tu ? »

Elle faillit répliquer une interrogation du genre du "hein ?! Qui moi ?" Mais bien sur que c'est toi pauv' quiche !

"Moi c'est Lucia. Et pour Elrogo, où je suis sûre et certaine que tu as entendu la conversation, c'est un homme à qui j'ai fais semblant de faire confiance pour me rapprocher de lui."


Elle hésita un peu avant d'ajouter :

"C'est lui qui a assassiné mes parents et qui a juré de me retrouver pour me tuer. Je fais semblant d'être à ma recherche en me cachant sous un faux-nom. Et c'est, je pense, ce qu'il essayait de découvrir en envoyant ces m*rde me suivre."

Tout déballer devant un inconnu c'est pas très génial comme tactique, mais là, c'est que Lucia avait BESOIN de le dire, besoin que quelqu'un sache ce qu'elle avait fait.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 20:32

Observant du coin de l’œil la jeune fille, je ne pus que remarquer le fait qu’elle semblait mal à l’aise avec les hauteurs. Elle n’avait tout de même pas le vertige ? Ce serait fort embêtant. Pour ma part, j’avais toujours aimé les endroits surélevé, c’étaient mes refuges d’enfant. Disons simplement que je n’avais pas perdu l’habitude. Brisant le silence de la nuit, la jeune fille se présenta sous le nom de Lucia. J’avais donc eu raison de penser précédemment que Sélène était un faux-nom. Sûrement une couverture mais, pour se cacher de quoi ou de qui ? Intriguant. De ce qu’elle m’affirma dans ces propos, la jeune fille m’apprit qu’elle ne faisait que se servir d’Elrogro. Pour prendre autant de risque, sa motivation devait être très forte. Je me demandais quelle était-elle d’ailleurs. Puis, un semblant d’hésitation se lut sur son visage. Qu’était-elle désireuse de m’apprendre ? Je ne fus pas déçu par la suite.

Alors que j’étais un parfait étranger, Lucia me conta sa motivation et son passé. Pourquoi faire une telle chose ? Elle ne connaissait même pas, je pouvais très bien m’avérer être un espion d’Elrogro. Elle n’était pas assez méfiante. Peut-être aussi que la jeune fille avait porté ce fardeau trop longuement sur ses épaules et que ce poids était désormais devenu trop important. C’était là le risque de garder tous ses secrets pour soi, il fallait être fort psychologiquement pour parvenir à l’endurer. Ce n’était pas chose facile, j’étais moi-même passé par là mais avec le temps, je m’étais endurci et mes secrets faisaient partis de moi.

« C’est une tentative risqué. Tu devrais prendre tes distances avec lui quelques temps. Visiblement, il commence à se douter de quelque chose et pour ta survie, cache-toi. Ça vaudrait mieux. »

Me voilà entrain de donner des conseils à une enfant, quelle ironie, mais où donc allait le monde ? Coulant un regard vers elle, je ne pus m’empêcher d’observer qu’elle était vraiment jeune. Sa vie n’avait pas dû être facile. Honnêtement, il était désormais rare de croiser quelqu’un sans histoire de nos jours. Le monde courait à sa perte et c’était affligeant. Soupirant doucement, je m’abaissa doucement pour finalement m’asseoir au bord du vide, les jambes tombantes dans l’infini de la nuit. Je n’avais nullement peur au contraire, j’étais même très à l’aise.

« Evite de déballer toute ta vie à un inconnu, tu ne sais jamais sur qui tu peux tomber. »

Lâchais au bout d’un certain moment. Cette fille était inconsciente et visiblement, elle avait besoin qu’on lui instruise certaine limite à la connerie. Fixant d’un air perdu la lune je ne pouvais m’empêcher de songer à ma propre histoire. Mais, ce n’était nullement le moment pour ça, je n’avais pas envie de gâcher cette soirée. Jetant un petit coup d’œil à Lucia, je fus irrité de la voir toujours debout. Avait-elle peur du vide à ce point ? Levant le bras, j’attrapa son poignet sans crier garde et tira sèchement, sans trop forcer non plus je ne voulais pas lui casser le poignet, pour qu’elle s’assoit à mes côtés.

« J’aime pas les gens qui restent debout, c’est louche. »

Déclarais-je pour justifier mon action. C’était bien vrai, on ne pouvait jamais prévoir ce qu’il planifiait. Et puis, ça avait un petit côté stressant. L’air était doux et frais, c’était définitivement une belle nuit. La vie au pensionnant me permettra-t-elle mes sorties nocturnes ? Il y avait tout intérêt, je n’hésiterais à m’enfuir par les fenêtres et sauter le grillage s’il le fallait. En tant que loup, je détestais être enfermé. Les paroles de la fille me trottaient toujours dans la tête. Ses parents s’étaient fait assassiner, j’avais assassiné le mien… Je me sentais sale, comme indigne. L’espace d’une fraction de seconde, je revis cet instant où les taches de sang causaient par mes balles s’élargissaient peu à peu sur sa chemise. Il m’avait fixer jusqu’à son dernier souffle et… il était mort un sourire aux lèvres. Pourquoi se sourire ? Etait-il heureux d’avoir été tué par son fils ? Avait-il était satisfait que notre première et dernière rencontre se fasse dans de telle circonstance ? Je ne comprenais pas et ne pourrais jamais obtenir ces réponses.

N’aimant présenter des excuses de vive voix, je tendis la main jusqu’à la tête de la jeune fille et lui carasse gentiment le crâne. C’était ma façon de lui dire que j’étais désolé pour ses parents.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 21:15

Lucia était bizarre. Son cœur battait plus vite que d'habitude, et elle tremblait. Pourquoi ? Elle n'avait pas le vertige : une des seules choses qu'elle adore faire est de grimper dans la canopée des arbres. Alors pourquoi ? Parce qu'elle n'a aucune prise sur le toit ? Probablement. Mais ce n'était sans doutes pas la seule raison. Il y en avait une autre : peut-être la présence d'une personne avec qui elle a discuté. Car c'est rare dans le cas de la jeune brune, de discuter avec des gens. Et surtout de jouer la comédie avec eux.

« C’est une tentative risqué. Tu devrais prendre tes distances avec
lui quelques temps. Visiblement, il commence à se douter de quelque
chose et pour ta survie, cache-toi. Ça vaudrait mieux.
- Je sais me défendre ! Et je connais ses points faibles, vu tout le temps que j'ai passé avec lui. Mais c'est gentil de te soucier de moi."

Elle jouait avec Elrogro. Elle se servait de lui pour parvenir à ses fins. Elle jouait à un jeu très subtil : elle faisait croire à Elrogro qu'il était tout puissant et qu'il avait tous les droits sur elle alors que c'est justement la jeune fille qui introduisait une graine dans l'esprit de l'homme pour qu'ensuite il pense que c'est lui-même qui avait eu l'idée. Ingénieux, de faire passer les autres pour fort alors qu'ils sont entièrement manipulés. Et ce don n'est pas donné à tout le monde.
Shin soupira puis s'assit sur le bord du toit, les pieds dans le vide. Pendant une mili-fraction de seconde, Lucia fut prise de panique à l'idée qu'il puisse tomber. Mais il avait l'air très à l'aise. Alors la demoiselle décrispa un peu ses épaules. Soupirant presque de soulagement.

« Evite de déballer toute ta vie à un inconnu, tu ne sais jamais sur qui tu peux tomber. »

Il la tira une fois de plus de ses pensées.

"Je sais que tu n'est pas méchant, et que tu ne fais pas partit des sbires d'Elrogro. Sinon pourquoi as-tu l'odeur de l'internat sur toi ? Et pourquoi aurais-tu épier notre conversation ?"

Shin n'était plus vraiment un inconnu. Et Lucia lisait presque en lui la souffrance qu'il avait enduré. Elle sentait qu'il crispait certains muscles, ce qui voulait dire qu'il pensait à des choses douloureuses. Ou triste. Peut-être ne s'entendait-il pas avec ses parents ? Peut-être était-ils morts ? Qui sait ? A part lui ? Personne. Mais cela se lisait comme dans un livre ouvert. Il souffrait. Mais de quoi, telle est la question.
Shin fixa la lune, et Lucia suivit son regard, puis baissa les yeux en se rendant compte qu'elle attendait un message de ses ancêtres dans l'astre. Et même si elle avait détourné son regard métallique, une voix s'introduit dans son esprit pour dire *à toi de le découvrir, nous n'avons pas le droit de t'aider*.
Car oui, en effet, Ils n'avaient pas le droit de dévoiler l'histoire de Shin à Lucia. Cela aurait des effets néfastes sur le futur des deux personnes. Lucia, presque honteuse d'avoir demandé un tel conseil à ses aïeux, se mit à détailler Shin. Il était manifestement très grand, et avait des cheveux noirs qui lui tombaient aux épaules. Sa mâchoire était légèrement carrée, sans pour autant que ce soit trop visible. Il tourna les yeux vers la jeune fille, qui détourna légèrement le regard, pour ne pas qu'il se doute qu'elle l'observait.

« J’aime pas les gens qui restent debout, c’est louche. »

Sur ce, il lui tira le poignet, et elle faillit faire un plongeon en avant. Heureusement qu'elle avait un bon équilibre parce que sinon, ça aurait été un plongeon la tête la première dans le vide. A cette pensée, la demoiselle se mordit l joue en fermant les yeux. Quelle idée saugrenue !
Le jeune homme la fit s'assoir près de lui, et lui caressa la tête, comme en signe d'excuse et de compassion envers la mort de sa famille sans doutes. La seule chose que Lucia pu faire pour le remercier fut de se blottir contre lui, de peur de faire un faux mouvement et de finir sur la route, en bas. Elle serra de ses petites mains aux longs doigts de pianistes le manteau de Shin. Car ce dernier semblait solide, et qu'elle se sentait presque en... sécurité près de lui, comme s'il pouvait la protéger de tout.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 21:53

Les paroles de la fille firent mouche dans mon esprit. Moi, me soucier d’elle ? Non impossible, j’étais indifférent au sort d’autrui. Disons plutôt que son cas m’intriguer et que je trouvais cela dommage qu’elle ne parvienne pas à réaliser son objectif par manque de prudence. Mais le plus surprenant fut ce qui suivit. Lucia déclara avec ferveur que je n’étais pas méchant. Vraiment ? Moi-même j’en doutais profondément. Je n’étais quelqu’un que l’on qualifier de « gentil », il s’avérait juste que cette nuit, je n’étais pas d’humeur maussade et la haine n’abritait pas mon esprit. Cela m’arrivait de temps en temps, je faisais le vide dans mes pensées et retrouvais une certaine sérénité. Et comment ça j’avais l’odeur de l’internat sur moi ? Tout en observant la jeune fille, je redressa un sourcil interloqué. Ainsi, elle aussi en faisait parti ? Je n’avais pas passé assez de temps dans l’internat et surtout, je n’avais pas cherché à mémoriser l’odeur ce qui expliquer le fait que je n’avais immédiatement deviné que Lucia faisait elle aussi parti de cette école. Ainsi donc, nous serions amenés à nous revoir. Mais, le cadre de notre rencontre était tout de même plus intéressant qu’une bousculade dans les couloirs. Quand au fait que j’avais épié leur conversation, c’était uniquement par curiosité. On ne sait jamais, je pouvais saisir d’informations croustillantes par inadvertance.

Alors que je lui ébouriffais encore les cheveux, la jeune fille vint se coller subitement à moi, ce à quoi je ne m’étais pas attendu. Décidément, elle était douée pour me surprendre. Serrant ses doigts fins autour de mon blouson, elle s’accrochait avec force comme si elle risquait de tomber. Le vertige, peut-être était-ce cela. Je me sentais stupide de l’avoir fait s’asseoir à mes côtés si la demoiselle avait peur des hauteurs. Cela équivalait à du masochiste, chose à laquelle je n’étais pourtant pas adhérent. Comme au masochiste, je n’étais pas habitué à ce qu’on me prenne aussi subitement dans ses bras. Les câlins c’étaient pas trop mon truc mais visiblement, Lucia en avait terriblement besoin. Elle venait de raconter son lourd passé, s’était ouverte à moi et désormais, c’était comme si elle se retrouver nue face à moi.

Ignorant comme se dérouler une accolade réconfortante, je descendis ma main dans son cou pour l’attirer davantage vers moi. De l’attention, peut-être était-ce cela qui lui manquait ? Pour ma part, j’avais grandis sans aucune forme d’amour et avais appris à m’endurcir dès le plus jeune âge, l’affection était une chose dont je m’étais passé. Mais, Lucia n’était probablement pas dans le même cas que moi. Sans doute que la jeune fille avait grandis avec l’amour de ses parents et du jour au lendemain, on le lui avait enlevé. Seule, voilà comment elle devait se sentir. Alors, si cette simple accolade pour moi pouvait lui apportait un quelconque réconfort et bien soit. Pour la première fois, je découvrais le sens de se « soucier de quelque chose ». Et à l’évidence, cette chose était actuellement Lucia.

Combien de temps durait une accolade ? Sûrement jusqu’à ce que la personne se sente mieux. Sauf que j’ignorais si Lucia allait mieux. Ainsi, je garda ma main contre son cou. L’odeur de ses cheveux me monta jusqu’aux narines. Je n’avais jamais compris pourquoi les cheveux des filles sentaient aussi fort. Sans doute mettaient-elles tout un tas de produit. Pour mon cas, cela se limitait à un shampoing banal et du gel douche, rien de plus il y a avait là tout ce qu’il fallait. Je me souviens qu’un jour, j’avais eu le malheur de pénétrer dans une salle de bain de fille. J’avais étais éberlué devant le nombre de produit. Toutes ces choses étaient-elles réellement nécessaire ? Enfin, ce n’était pas vraiment le sujet du moment. Toutes ces pensées pour simplement synthétiser le fait que ses cheveux sentaient bons. Déportant mon attention sur les doigts de Lucia qui serraient toujours aussi fort mon blouson, je remarqua que ses doigts étaient longs et fins, comme les mains de pianiste.

« Tu joue du piano ? »

Attrapant l’une de ses mains de ma main libre, je l’examine avec plus de soin. Oui, c’était définitivement de doigts de pianiste. Cela me rappelait Hervé, l’ancien majordome de ma maison maternelle. Lui aussi jouait du piano et son jeu était divin. Je me demandais quel était le niveau de Lucia. Je ne serais pas surpris de l’entendre jouer aussi bien que le vieil homme. Les petits pincements au niveau de ses doigts m’indiquaient aussi qu’elle jouait de la guitare et de bien d’autres instruments mais de tous, seul le piano m’intéressait vraiment. Accompagné d’un violoncelle, le piano donnait la mélodie la plus douce au monde. Celle que je préférais.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 22:44

Lucia sentit la surprise de Shin quand elle vint vers lui pour lui faire un câlin. Quand elle était jeune, elle en avait rarement, mais les seules fois où elle en avait eu, elle avait adoré cela. Une fanatique de câlins en quelque sorte. Mais bon, là n'est pas l'objet des réflexions de la jeune fille. Elle sentit la main chaude du garçon se poser sur son cou. Et elle se détendit légèrement. Elle était bien là, au chaud, avec comme seuls bruits le vents et les battements de cœur réguliers de Shin. Cela eu sur elle l'effet d'une berceuse, et s'en qu'elle ne s'en rende vraiment compte, ses paupières s’alourdirent, et son souffle devint plus régulier. Le sommeil l'emportait doucement vers les bras de Morphée, qui l'attendait avec une patience hors de toutes limites.

« Tu joue du piano ? »

Cette seule phrase suffit à à sortir la demoiselle de sa somnolence. Elle hocha la tête positivement, ajoutant un petit "hum". Soudain, il attrapa une des mains de Lucia, et la demoiselle rata un battement de coeur. Le geste brusque du garçon lui avait fait croire qu'il allait la pousser. Mais, agacée par cette réaction qu'elle n'aurait pas dû avoir si elle faisait vraiment confiance en Shin, elle se força à ne pas resserrer plus sa main droite sur le blouson de son camarade. Elle maudit aussi intérieurement sa méfiance qui faisait d'elle une personne distante et toujours sur le qui-vive. Et se força à respirer normalement, à relâcher tous ses muscles pour obliger son corps et son esprit à accorder une confiance nouvelle à Shin. Ce n'était pas facile, car cela faisait bien des années qu'elle ne s'était pas retrouvée avec une personne qui puisse la comprendre et surtout, qui n'ai pas peur d'elle. Parce que ça, c'était fréquent. Peut-être voyaient-ils son revolver ou sa longue dague dans sa botte, son air renfrogné et son regard de meurtrière ? Et peut-être aussi ses dents et sa peau qui faisaient beaucoup penser à celles d'un Vampire. Mais en même temps, il faut pas s'étonner de cette ressemblance puisque Lucia est est aussi, en plus d'un quart de Neko, un quart de Vampire, et devait donc dégager soit une odeur, soit une aura qui maintenait les gens à distance.
Shin tenait et observait toujours sa main. Elle semblait minuscules à
côté des siennes, immenses. Mais bon, après tout, quand on mesure 1m55,
on a les mains qui vont avec, et quand on mesure 1m90, c'est la même
chose.
Lucia se redressa un peu, se maintenant aux mains du garçon et
à son blouson. Elle ne voulait en aucun cas tomber. Je sais, ça fait
des répétitions, mais elle a cette obsession. Parce que quand on est
dans un arbre, il y aura toujours quelque chose avec lequel on pourra se
rattraper. Alors que sur l'immeuble, on se n*querait les doigts à
essayer d'attraper un bout de fenêtre pour ne pas tomber. Et quand bien
même on y arriverait, on aurait aucun appuis pour remonter. Donc, aucune
chance de survie.
Soudain, son regard fut attiré par la grande
horloge à l'autre bout de la ville. en fixant un peu plus longtemps le
disque blanc, elle vit l'heure qu'il était. 19h23. Lucia se redressa d'un seul coup, et manqua presque de tomber. Elle se mit debout sur le toit et tira Shin vers elle en disant :

"Vite ! Vite ! On devrait déjà être à l'internat depuis belle lurette !"

Elle le lâcha lui partit prendre sa mallette, qu'elle accrocha difficilement à sa ceinture. Mais après avoir bataillé quelques longues minutes, elle finit par rester stable et ne fit pas mine de tomber ou de s'ouvrir. Lucia, quant à elle, fit d'autres grand signe au garçon en lui lançant un :

"Allez banane, dépêches-toi !"

Après quoi elle se changea en une petite chatte noire aux yeux bleus. Son plan avait bien fonctionné, et la mallette s'était métamorphosée avec ses vêtements. Enfin, ils étaient partit dans une autre dimension pendant le lapes de temps qu'était sa transformation [pas très français tout ça oO]. Bref, toujours est-il que la mallette a suivit les vêtements dans l'autre dimension, et qu'elle ne bougerait pas jusqu'à la retransformation de la demoiselle, qui, près de la porte de sortie, regardait Shin d'un air impatient, attendant qu'il se décide à venir.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Sam 24 Nov - 23:33

Sa main était vraiment minuscule comparée à la mienne, à un point que c’en était même amusant. Bien des personnes qualifiaient les petites choses de fragiles et cet instant, je compris pourquoi. J’avais le sentiment qu’en serrant davantage ma poigne, la main de Lucia pouvait se briser à tout moment. Il était vrai que j’avais était plutôt brusque en saisissant la main de la jeune fille pourtant, je savais me montrer délicat. Lucia semblait sur le point de s’endormir et par ma précipitation, je l’avais sortie de son sommeil. Les yeux ainsi clos, son visage semblait plus serein et apaisé. Elle semblait si innocente que n’importe qui aurait été pris de l’envie de la protéger des méfaits du monde. Le chat éveillé était dangereux, imprévisible et sauvage mais endormi, il reprenait son charme d’enfant et paraissait inoffensif.

Reprenant peu à peu ses esprits, Lucia se mit à observer le monde qui l’entourait tel un nouveau né. Cependant, son regard changea brutalement lorsqu’elle étudia l’horloge de la ville. A en juger par la rondeur de ses yeux, quelque chose n’allait pas. Se concentrant davantage, elle semblait lire l’heure. Avait-elle un rendez-vous important à ne pas louper ? A peine eut-elle discerné les chiffres de l’horloges qu’elle se redressa précipitamment, manquant de tomber. A l’affût, j’exerça une petite pression sur ma poigne qui le fit basculer vers le toit plutôt que dans le vide. Reprenant son équilibre, elle tira sur ma main pour me forcer à me redresser à mon tour. Eberlué, je me laissa faire sans trop comprendre la situation. C’est alors que Lucia éclaira ma lanterne et m’informa que nous étions censés être à l’internat depuis un bon moment. Je n’y croyais pas, un couvre-feu, vraiment ? C’était incrédule, je détestais les couvre-feux.

Filant droit vers sa mallette pour l’accrocher à sa ceinture, Lucia semblait vraiment prise de panique. Etions-nous si en retard que ça ? Pour être honnête, il était vrai que j’avais omis de lire le règlement de l’internat et était étranger à ses règles. Exaspéré par ma nonchalance, Lucia me traita une nouvelle fois de banane en m’ordonnant de me dépêcher. La voilà qui donner des ordres maintenant. Toujours immobile, j’observa Lucia se transformer en une petite chatte noire aux yeux bleus. Ça lui correspondait vraiment. La mallette avait étrangement disparu et je me posais quelques questions mais, ce n’était pas vraiment nécessaire, n’est-ce pas ?

« Bien, bien j’arrive petite chatte. » ronchonnais-je.

Je détestais les ordres en général alors qu’on m’en donne, j’appréciais encore moins. Mais, j’allais passer l’éponge pour une fois. Après un bref soupir, je me transforma à mon tour en un grand loup noir aux yeux argentés. Une fois de plus, je dominais Lucia par ma grandeur et elle semblait vraiment minuscule à côté de moi. Celle-ci commençait à se diriger vers les escaliers mais si nous étions vraiment en retard, cela se résumait à une perte de temps. Prenant les devants, je courus à la suite de Lucia et avant même qu’elle puisse protester, je lui barra subitement la route.

« Erreur, ceci ne fera que nous ralentir. Passons plutôt de l’autre côté. »

Et bien évidemment par autre côté, j’entendais… le toit. Ou plutôt le vide. Oui, je comptais sautais de l’immeuble, cela s’avérerait sans difficulté pour moi mais j’ignorais si Lucia serait aussi commode à la descende que moi. C’est pourquoi je la saisis subitement par le cou tout en m’efforçant d’exercer une pression faible mais suffisante pour ne pas perdre la chatte en cours de route. Adressant un petit clin d’œil à Lucia, je courus à toute allure sur le toit de l’immeuble et pris finalement appui sur le rebord avant de sauter dans le vide. Le vent fouettait nerveusement ma fourrure mais, j’aimais cette sensation. Elle me donnait le sentiment d’être vivant. N’étant pas fou au point d’encaisser directement le choc de la chute à terre, j’avais bondis vers un autre toit moins élevé et continua ainsi de suite jusqu’à sauter d’une dizaine mètre vers le sol. Le choc fut tel que je l’avais prévu, nul.

Et voilà de bonne minute de gagner ! Posant délicatement Lucia à même le sol, je m’ébroua rapidement avant d’observer les environs. Nous étions certes arrivés dans une ruelle mais, ne connaissant guère les lieux, je n’avais aucune idée d’où nous nous trouvions. C’était embêtant.

« A toi de jouer, Lucia. Je te suis. »

Lançais-je avec un sourire de loup. Je faisais plus confiance à la chatte qu’à moi-même sur ce coup-là, elle connaissait sûrement mieux les environs que moi.
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Dim 25 Nov - 0:00

Lucia attendit patiemment qu'il arrive jusqu'à elle et allait s'élancer quand il lui barra la route. La jeune chatte aurait très bien pu passer entre ses pattes et s'éloigner rapidement dans les escaliers, mais elle écouta tout de même ce que Shin lui dit :

« Erreur, ceci ne fera que nous ralentir. Passons plutôt de l’autre côté. »

Lulu' ne comprit pas tout : elle ne parlait pas comme les canidés, et avait souvent un peu de mal pour comprendre ce langage raclé et sec. Mais elle comprenait toujours l'essentiel. Et là le message était clair :"l'escalier c'est trop long, allons par l'autre côté". Quel autre côté ? L'autre côté c'est le toit banane ! Voulu miauler Lucia, mais elle se retint, pas sûre qu'il la comprenne.
Et justement, c'était par le toit que Shin voulait descendre. Horrifiée, la petite chatte ouvrit la gueule sur un miaulement muet. Le loup l'attrapa par la peau du cou et se mit à galoper. Lucia, terrifiée, se contorsionna et planta ses griffes dans l'épaisse fourrure noire du loup. Elle aimait bien sentir quelque chose sous ses pattes, n'importe quoi tant que ce n'était pas du vide.
Lucia ferma les yeux, sûre qu'elle allait mourir. Elle ne détacha pas pour autant son étreinte sur la gorge du loup, mais finit par ouvrir un œil en ne sentant plus rien contre sa fourrure. Étaient-ils morts ? Non, ils étaient par terre. Doucement, tremblotant, Lucia lâcha la gorge de Shin et fit quelques pas en chancelant. Elle n'aimait vraiment pas les vols planés. Elle s'ébroua énergiquement puis se mit un coup de langue sur le poitrail. Histoire de faire retomber ses poils qui s'étaient dressés à cause de la peur. Elle souffla, puis regarda autour d'elle. Elle était venue une fois ici, pour tuer un homme. Un dealer. Qui lui avait rapporté 500 €. Pas grand chose en somme.
Shin aboya quelques mots, que Lucia comprit, à son grand étonnement, très bien. Elle lui répondit par un petit miaulement :

"Suis-moi"

Puis s'élança pour courir plus que rapidement le long de l'allée. Elle sentait la poussière voler derrière elle, mais n'y fit pas attention. Derrière elle, elle entendait les pas lourd de Shin, et devant elle, elle sentait l'odeur fraîche des cadavres. Ceux qui l'avaient entourés dans l'après-midi. Bonne piste alors !
Elle força l'allure, filant si vite qu'on ne pouvait la distinguer vraiment. L'odeur des cadavres s'intensifia, et elle reconnu l'immeuble dans lequel elle était allé cherché son argent. Elle ne s'arrêta pas et bifurqua vers la droite.
Pendant plusieurs minutes, elle fila ainsi et, à quelques mètres de la clôture du pensionnat, elle s'arrêta, hors d'haleine. Elle étira ses pattes tremblantes et endolories d'avoir courues aussi longtemps puis lapa quelques gorgées d'eau dans une flaque non loin, attendant le loup. Quand il arriva, elle lui miaula :

"Je vais chasser, essai de croiser le pion et dis-lui que tu t'étais perdu, en visitant le pensionnat. Comme ça il te pardonnera."
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent illégal ~   Dim 25 Nov - 0:30

C’était amusant d’observer Lucia reprendre ses esprits. Visiblement, la descente de l’immeuble avait été trop rude pour elle. Mais avec moi, il fallait suivre le rythme. Et puis, c’était bien elle qui avait proclamé notre retard, non ? Une fois les idées claires, Lucia m’ordonna de la suivre. Un ordre, encore un ordre, j’allais finir par m’énerver. Néanmoins, je resta maître de mes émotions et bien qu’avec réticence, je suivis la petite chatte noire. Elle semblait connaître parfaitement les lieux et n’hésita pas une seule fois dans ses virages. Pour ma part, je suivais mon guide d’un petit pas rapide mais tranquille, j’en profitais pour repérer les lieux. Après tout, cela avait été ma principale raison de sortie jusqu’à ce que je tombe sur Lucia. Ce quartier empestait la mort et je compris bien vite que c’était ici qu’avait lieu les règlements de comptes, les achats de drogues et autres pratiques illégales. Un quartier malfamé entre autre.

Finalement, après bien des ruelles, nous arrivâmes finalement devient le pensionnat. Lucia s’était bien débrouillé, nous avions été plutôt rapides. Je n’arriva que quelques minutes après elle, m’étant arrêté de temps à autre pour faire un repérage des lieux. Bien, je reprendrais donc mon exploration un autre jour. Lorsque j’arriva à la grille du pensionnat, je trouva Lucia entrain de laper quelques gorgées d’eau dans une flaque. Ce n’était pas bien distingué mademoiselle. Cette dernière redressa la tête à mon arrivé et me miaula qu’elle allait chasser. Quand à moi, elle me conseilla de trouver un surveillant et de lui expliquer que je m’étais perdu en visitant le pensionnat ? Si ce dernier avait lu mon dossier, il saurait très bien que ce n’était rien d’autre qu’un vulgaire mensonge. Et de toute manière, je n’avais pas envie de m’*mmerder à raconter un mensonge qui me retomberait dessus tôt ou tard. Reprenant ma forme humaine, je m’étira sur toute ma longueur et fit craquer mon dos.

« Je n’ai pas spécialement envie de me faire pardonner. Je vais donc me comporter en très vilain garçon et leur raconter que je suis allé faire des choses illégales. Autant les habituer le plus rapidement possible. » répondis-je avec un demi sourire narquois.

M’abaissant auprès de la petite chatte, je lui gratta le menton pour lui dire au revoir ainsi que pour la remercier de m’avoir guider jusqu’ici. Des gestes valent des paroles. Me redressant rapidement, j’entrepris d’escalader la barrière ce qui s’avéra une tâche plutôt facile. Bien évidemment, il fallait se méfier des piques. Mais, j’estima tout de même que m’éclipser la nuit serait un jeu d’enfant. Adressant un dernier petit regard à la minette, je regagna le pensionnat. Sans en avoir réellement l’intention, je croisa un surveillant qui me demanda ce que je foutais dehors à cette heure-là. Je lui expliqua brièvement que j’étais sorti faire un tour avant de lui donner mon nom. A l’entente de mon identité, il cligna deux fois des cils avant de balbutier que le directeur m’attendait dans son bureau. Tiens donc, le directeur en personne ? Etait-ce un honneur ou une corvée ? Je n’allais pas tarder à le savoir, escorter par le surveillant, je me rendis à son bureau d’un pas nonchalant.


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